Table ronde sur l’industrie du médicament en France

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Mercredi 15 février, la commission des affaires économiques a organisé pour la première fois une table ronde sur l’avenir de l’industrie du médicament en France, un secteur économique qui regroupe les activités de recherche, de fabrication et de commercialisation des médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire.
La commission est compétente s’agissant de l’industrie, de la recherche appliquée et de l’innovation, trois domaines où les entreprises du médicament sont totalement impliquées.
Cette table ronde réunit Philippe Lamoureux, directeur général du Leem (Les entreprises du médicament), Yves L’Epine, directeur général du groupe Guerbet, membre du G5 Santé, Philippe Luscan, président de Sanofi France, vice-président exécutif des affaires industrielles mondiales ainsi que Jean-Patrick Sales, vice-président « Médicaments » du Comité économique des produits de santé.
Frédérique Massat a tenu a rappeler en introduction la teneur du marché du médicament en France : il regroupe plus de 250 entreprises avec deux groupes principaux, Novartis et Sanofi, représente près de 100 000 emplois directs, et représente près de 100000 emplois direct, avec plus de 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015, principalement grâce aux exportations. La France est le 4e pays producteur de médicaments en Europe après la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, et représente 4 % du marché mondial du médicament (à titre de comparaison, les États-Unis représentent 46% du marché mondial).

L’industrie du médicament est le troisième secteur économique, après l’automobile et l’aéronautique, où l’effort de recherche est le plus important 10% du crédit d’impôt recherche bénéficie, en effet, à l’industrie pharmaceutique.
Les dispositifs d’aide publique ne sont pas négligeables. L’industrie pharmaceutique bénéficie d’environ 10 % des crédits du crédit impôt recherche (CIR). La santé et les biotechnologies sont identifiées comme l’un des six axes stratégiques du programme des investissements d’avenir (PIA) que nous avons déjà évoqué dans ce blog (lien), 3 milliards d’euros ayant déjà été mobilisés à ce titre.
L’organisation d’une table ronde sur ce sujet s’imposait avant la fin de la législature car, depuis quelques années, les industries du médicament s’inquiètent d’une baisse d’attractivité de la France, et de la concurrence de plus en plus forte de nouveaux acteurs européens. Le marché du médicament garde une spécificité importante de par son cadre réglementaire très strict et la place de l’administration dans la fixation des prix. A titre d’exemple, un médicament ne peut être commercialisé que dans des établissements pharmaceutiques agréés et qu’après avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché des autorités sanitaires.
Le fort taux de croissance de la consommation pharmaceutique et ses incidences sur les dépenses d’assurance maladie ont amené les pouvoirs publics à intervenir davantage dans la maîtrise des dépenses de santé. La politique menée par la Majorité a toujours été soucieuse de concilier diverses exigences touchant à la sécurité sanitaire, à la maîtrise des dépenses de santé mais aussi aux nécessités du développement industriel et de l’innovation ; cette politique, de par sa spécificité, présente un triple aspect, sanitaire, économique et industriel.

 

Retrouvez ci-dessous l’intervention introductive de Frédérique Massat :

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