Économie et développement du numérique : des mesures novatrices, à la hauteur des enjeux du XXIe

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En 2012, en retard par rapport à ses concurrents directs, le numérique français symbolisait encore la destruction d’emplois et la déshumanisation, alors que la France aurait pu en tirer parti, afin de bâtir un nouveau projet de société fondé sur le progrès et l’innovation. Pour la première fois depuis l’avènement d’Internet, sous le mandat de la Gauche, le numérique a fait l’objet d’une approche interministérielle ; de l’éducation (matériel informatique) à l’économie (compétitivité), en passant par la santé (médecine numérique) ou la protection de nos libertés (vie privée sur internet), le numérique a été pris pour ce qu’il est : un moyen de transformer la société.

Le 20 juillet 2016, les députés ont adopté la loi pour une République numérique. Fruit d’une large concertation, elle traduit la volonté de préparer la France aux enjeux numériques du XXIe siècle.
De nombreux amendements, introduits en commission des affaires économiques, avaient ensuite été retenus dans la version adoptée par l’Assemblée nationale le 26 janvier dernier.
Le texte poursuit trois objectifs principaux : une meilleure protection pour les internautes, une ouverture accrue des données publiques (open data) et un accès amélioré à internet pour tous. Il contient des mesures très concrètes pour les internautes comme le « droit à l’oubli » pour les mineurs ainsi qu’un droit à la « mort numérique », et garantit une meilleure transparence des grandes plateformes en ligne. Le développement de l’open data par défaut dans le secteur public permettra une plus grande transparence de l’action des acteurs publics car restaurer la confiance qui lie les électeurs à leurs gouvernants et une certaine éthique publics a été l’un des principes phares portés par le Gouvernement.

Accès au numérique : loi Montagne, plan très Haut débit (THD)
La France a toujours eu un problème de disparité de la couverture mobile, les opérateurs réseaux n’ayant jamais été poussés à s’implanter dans les zones reculées, moins intéressantes financièrement. Les élus locaux pourront désormais s’appuyer sur les dispositions de la loi Montagne pour inciter à développer les investissements des opérateurs là où les besoins sont les plus importants, notamment en zone rurale. Ils pourront également signaler, via la plateforme web France Mobile que nous avons déjà évoqué dans ce blog (lien), les problèmes de couverture mobile, notamment dans les territoires ruraux et de montagne. La commission des affaires économiques, impliquée dans les problématiques de couverture numérique du territoire, avait auditionné Axelle Lemaire, secrétaire d’état au numérique, en mai 2016. Frédérique Massat, sa présidente, qui a activement soutenu la loi Montagne (lien), sera attentive à la concrétisation de ses multiples objectifs.

En 2012, le très haut débit ne couvrait que 10% du territoire. En 2017, il couvrira 50% du territoire.
Lancé au printemps 2013, le « Plan France Très Haut débit » vise à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit d’ici 2022. Pour atteindre cet objectif, il mobilise un investissement de 20 milliards d’euros sur dix ans, partagé entre les opérateurs privés, les collectivités territoriales et l’État. Frédérique Massat, très engagée dans les politiques envers la ruralité, salue la mise en place de cet outil innovant qui illustre, une nouvelle fois, la politique volontariste menée par le Gouvernement en faveur de l’égalité des territoires, mais aussi de l’emploi car ce plan créera, à la clé, plus de 20 000 postes.

Économie numérique : les entreprises du monde de demain
Le numérique représente 5% du PIB français, un chiffre en constante évolution. Le rattrapage numérique de la France par rapport aux États-Unis permettrait à lui seul de créer 1,5 millions d’emplois. Lancée en 2013, la French Tech a pour but de « lancer le futur Google français et de le faire rester sur notre territoire ». Autrement dit, soutenir la croissance des startups françaises, tout en leur offrant une vitrine à l’international.
Big Data, cloud, objets connectés, cybersécurité, robotique : la France a de nombreux atouts à faire valoir, et c’est pourquoi la Majorité mise beaucoup sur ce secteur plein d’avenir via des aides ciblées, car les startups championnes de demain seront créatrices de richesses et d’emplois.
Elle a également lancé fin 2015 « la Grande École du Numérique », qui permettra de répondre aux besoins des entreprises numériques (actuellement 50 000 emplois non pourvus faute de qualifications). L’objectif est d’avoir, grâce à ces nouvelles formations, 10 000 diplômés d’ici fin 2017.

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