Circonscription


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-18h: Vernissage de l'exposition à l'église de St Jean de Verges

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17h : réunion ANEM à St Girons


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29 rue Delcassé

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PROGRAMME de Frédérique Massat

 ECONOMIE SOCIAL JEUNESSE AGRICULTURE

 


 

 

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Frédérique Massat

Frédérique MASSAT

DEPUTEE DE L'ARIEGE

 

 

Mercredi 2 avril 2008

« Un projet de loi sur les OGM ne peut se contenter de « transposer » ou d’adapter nos procédures : il doit aller au-delà de ces avancées juridiques et pleinement contribuer à répondre aux préoccupations et aux exigences des Français sur l’utilisation des organismes génétiquement modifiés. » Introduction du rapport d’Antoine Herth, Député.


Ces préoccupations et ces exigences des Français quelles sont-elles ?

Les résultats d’un sondage réalisé par CSA en février 2008 indiquent que:

  • pour 72 % des sondés, il est important de pouvoir consommer des produits sans OGM

  • pour 71 % des sondés le «sans OGM» doit être vraiment sans OGM et non un sans OGM contaminé à 0.9 % comme le prévoit ce projet de loi.

     

Alors bien sur, vous allez me rétorquer qu’on ne gouverne pas à coup de sondage et qu’on ne fait pas la loi au gré de l’opinion dominante, en attendant si on prétend répondre aux exigences et aux préoccupations des Français, on se doit d’écouter leurs messages qui, en l’occurrence, sont clairs et sans équivoque.


Au lendemain du grenelle de l’environnement nombreux étaient ceux qui se félicitaient des conclusions apportées tant sur le fond que sur la forme. On peut considérer ce texte comme le 1er test législatif du grenelle, qui va quelque part conditionner le crédit que l’on doit porter aux conclusions du grenelle et à la sincérité gouvernementale de les mettre en œuvre.


Les déclarations politiques à l’issue du grenelle sur les OGM.

  • JL Borloo, le 20/09/07

"Sur les OGM tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque"

  • N.Sarkozy, le 25/10/07

"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides ;


- la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM ;


- la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM.


- (...) dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue"


Le débat qui s’ouvre aujourd’hui n’est pas pour ou contre les OGM, le débat essentiel est la définition du SANS OGM, qui conditionne la liberté pour l’agriculteur, le consommateur et le citoyen de produire et de consommer véritablement sans OGM.

La France comme les autres pays de l’Union Européenne bénéficient, par le biais de la Directive de 2001, d’un mandat légal très large et très fort pour édicter une réglementation sur la coexistence.

L’interprétation plus restrictive de ce mandat et du concept global de coexistence n’a pas de fondement dans la législation ou les politiques européennes. Par ailleurs, la transformation du seuil d’étiquetage des OGM en un seuil d’intervention réglementaire pour la coexistence s’appuie sur une interprétation erronée du cadre législatif européen.

Il n’existe aucun fondement juridique justifiant la position selon laquelle les États membres, les agriculteurs et les consommateurs devraient simplement être obligés de tolérer une contamination régulière de produits non-OGM jusqu’à un niveau de 0,9 % (au maximum) de matériel transgénique.

Les États membres disposent au contraire d’un mandat explicite pour éviter une présence fortuite de matériel transgénique et préserver la possibilité d’avoir une production et une consommation sans OGM dans le cadre de leur législation nationale.

Le cadre législatif européen sur les OGM est formellement basé sur le principe de la liberté de choix des consommateurs et des producteurs, et c’est aux États membres de traduire ce principe en une législation rigoureuse et efficace pour préserver la viabilité d’une agriculture sans OGM en Europe , pour préserver nos territoires et leur biodiversité,

La responsabilité des parlementaires est grande aujourd’hui, François Brottes l'a dit, « elle est historique ». Et il serait indigne et caricatural de transformer ce débat en une confrontation entre les passéistes et obscurantistes d'un coté et les progressistes et les éclairés de l'autre,

Aujourd’hui face au caractère irréversible et incontrôlable de la contamination des OGM, face aux incertitudes sanitaires et environnementales encore très nombreuses, nous parlementaires français détenons une lourde responsabilité : les choix que nous ferons aujourd'hui conditionneront à vie nos territoires et leurs populations.

 

Les OGM portent atteinte au respect d’un « environnement équilibré » : les preuves abondent concernant les contaminations des cultures non OGM par des pollens transgéniques - même dans le cas du maïs et à des distances très au-delà des distances dites de sécurité -, ce qui rend impossible une cohabitation des cultures préservant leur spécificité ; particulièrement celle de l’agriculture biologique qui serait condamnée à terme ; sans parler des effets toxiques imprévus de ces OGM à pesticides sur la biodiversité.

On assiste à une véritable catastrophe écologique dans un pays comme l’Argentine qui s’est laissé convaincre de se livrer aux cultures intensives de soja transgénique obligeant à utiliser massivement l’herbicide total Round up. Les OGM ne sont pas davantage « respectueux de la santé » car ils aggravent la pollution par les pesticides et aussi parce que les preuves de leur toxicité sur des animaux de laboratoire nourris avec des OGM se multiplient.



Compte tenu de la qualité de notre terroir, de notre tradition gastronomique, de nos labels de nos AOC, de notre agriculture biologique, la législation que nous déciderons de mettre en œuvre aura de lourdes conséquences sur nos spécificités, notre identité environnementale économique, culturelle et sociale.

 

 

Je suis élue du Sud Ouest, de Midi-Pyrénées. En 2007, cette région a concentré 16 000 ha de maïs OGM SUR 23000 HA, au total, soit plus de 70 %. En Ariège près de 1200 ha de mais OGM ont été plantés.

Depuis plusieurs années, les collectivités locales: régions départements, communes accompagnent la dynamique locale sur des chartes de qualité sur l’agriculture bio. En Ariège, cela représente 8400 ha pour 145 exploitations et 210 actifs. Demain si le texte est voté en l’état, il n’y aura plus d’agriculture biologique, il n’y aura plus d’agriculture conventionnelle

Le rapporteur croit rassurer le citoyen, rassurer l’agriculteur en alléguant le fait que:

Ce seuil de 0,9 % de présence fortuite s’applique à tous les types de culture, y compris à l’agriculture biologique (1). Celle-ci ne doit d’ailleurs pasoublier que sa logique fondatrice repose sur une obligation de moyens et non sur une obligation de résultat.

Quelle hypocrisie...................

Cela revient à dire qu’à terme, l’agriculture bio est condamnée à disparaître : que deviennent les belles déclarations du grenelle de l’environnement qui a décidé de multiplier la surface agricole cultivé en bio par 3 en 5 ans.


Concernant la biodiversité, nous savons que les OGM ont un impact sur la faune, la flore et les systèmes aquatiques.

Dans le sud ouest , en raison de la qualités et de la richesse de nos espaces naturels, nous avons:

  • 5 parcs naturels régionaux

  • 295 sites natura 2000

  • 12 réserves naturelles nationales 15 réserves naturels régionales.


Des contraintes fortes pèsent sur ces territoires du fait de ces labels ou classements, des efforts importants sont faits par les populations, les professionnels, les élus dans le respect de ces espaces et espèces remarquables.

Actuellement la plupart des chartes des PNR en cours ou en révision se positionnent comme espace sans OGM.

Premier réseau d’espaces protégés, ils seront amenés à jouer un rôle essentiel dans la constitution de la trame écologique trame verte et bleue issue du grenelle de l’environnement.

Que deviendront demain ces formidables infrastructures écologiques et le choix fait pas ses populations d’y vivre??????

Ce projet de loi est une mauvaise réponse à une vraie question sur les OGM.

Aujourd’hui le citoyen attend de ses parlementaires : de l'honnêteté de la transparence de la vérité.

Il n’attend pas à ce qu’on lui fasse croire que demain sans le savoir sans pouvoir lutter contre, sans pouvoir vérifier : le SANS OGM sera = à 0.9 % d’OGM,et après-demain toutes les productions contiendront des OGM.

Il attend de ses représentants qu’on lui laisse le choix, le choix d’assumer avec ou sans OGM.

Alors arrêtons cette HYPROCRISIE qui consiste à laisser croire que pour la science, pour résoudre le problème de la faim dans le monde, la France doit se doter d'une législation qui demain aura pour conséquence de généraliser les OGM sur notre territoire dans sa production et dans la nature.

La France a besoin d'une loi mais cette loi n'est pas la bonne réponse à la problématique des OGM,

Oui, il faut aider les scientifiques à apporter des réponses construites à la question des OGM. Mais la science ne sera libre que lorsque les résultats des travaux de recherche ne seront pas soumis à la pression des indices boursiers. DONC OUI A LA RECHERCHE PUBLIQUE.

Oui, il faut que les méthodes de recherche ne compromettent pas l’avenir. Tant que les mécanismes de contamination (pollens,…) ne sont pas maîtrisés, on ne pourra autoriser les essais en plein champ qu’avec des conditions rigoureuses de sécurité.

Oui, les consommateurs doivent être respectés. Ils doivent pouvoir savoir s’il y a ou non des OGM dans les produits qu’ils achètent.



par Frédérique MASSAT publié dans : Intervention en séance
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Jeudi 13 décembre 2007

M le President

M le Ministre

Mesdames et messieurs les députés


Depuis le 1er juillet dernier, les ménages français peuvent désormais quitter leurs opérateurs historiques, EDF et Gaz de France, et opter pour des offres de marché dont les prix sont librement fixés par les fournisseurs d'énergie.

L'ouverture totale du marché n'est pas sans poser de nouvelles difficultés aux consommateurs.

En effet, le consommateur qui a fait usage de son droit d'éligibilité aux tarifs de marché et qui veut comparer les prix entre différents fournisseurs a du mal à s’y retrouver : les contrats proposés ne sont en effet pas comparables entre eux, car ils portent non pas uniquement sur la fourniture de kilowattheure d'électricité mais sur un panier de services. Or ces paniers de services ne sont pas identiques d'un opérateur à un autre ni même d'un contrat à un autre chez le même fournisseur. Imaginez la complexité de l'exercice !

De plus l’information qui devait accompagner l’ouverture du marché au 1er juillet est restée fort modeste face aux enjeux et aux conséquences que pouvaient entraîner le choix d’un nouvel opérateur pour le particulier.

Bien sur vous allez me répondre qu’un site internet et qu’un n° vert étaient à la disposition des usagers, mais sachez que tous les citoyens n’ont pas accès à internet soit pour des raisons financières soit pour des raisons de couverture de réseau comme en ariege par exemple, d’où une inégalité pour l’accès à l’information.

Dans mon département , face à la carence des pouvoirs publics d’informer le citoyen, c’est le syndicat départemental d’électricité qui a édité et distribué à ses frais aux 65 000 foyers que compte le département une plaquette explicative sur les conséquences concrètes de l’ouverture du marché aux particuliers. Etait ce de sa responsabilité……je ne le pense pas

Le modèle économique du secteur de l'énergie que vous organisez vise à promouvoir une concurrence pure et parfaite dont la libre pratique aboutirait d'office à la satisfaction optimale de tous les acteurs : consommateurs et actionnaires.

La réalité démontre que l'efficacité de la régulation purement concurrentielle est plus que douteuse.

En effet depuis l'ouverture du marché à la concurrence, les prix sur le marché libre n'ont cessé de croître, jusqu'à atteindre des niveaux fortement pénalisants pour les entreprises qui ont choisi d'exercer leur éligibilité.

Force est de reconnaître qu'en laissant faire le marché on substitue au monopole public le secteur privé qui cherchera avant tout à répondre aux exigences d'actionnaires.

Au total, la libéralisation des prix de l'électricité et du gaz revient à remplacer la maîtrise tarifaire politique et la régulation tarifaire du marché par une dose supplémentaire de concurrence au profit de quelques grands groupes et, au final, au détriment des consommateurs tant professionnels que domestiques.

Ainsi la libéralisation à marche forcée introduit de véritables désordres sur le marché de l'électricité et du gaz bien plus qu'elle ne contribue à répondre aux enjeux publics de l'énergie que sont,

  • la sécurité d'approvisionnement,

  • la modération des prix

  • la diversification énergétique.

  • Et enfin la lutte contre la fracture énergétique et les inégalités.

Aussi, le risque est grand de voir s'alourdir encore la facture énergétique des familles. Celles-ci y consacrent déjà près d'un tiers de leur budget logement alors que la régulation des tarifs a exercé un effet modérateur important sur la facture énergétique des ménages. Cet effet modérateur est gravement menacé aujourd’hui par la fin des tarifs réglementés qui se profile.

En effet EDF et GDF deux acteurs du marché libéral avec des actionnaires à satisfaire, ont des objectifs de rentabilité financière comme les autres. Ils n’ont aucun intérêt à ce que les tarifs réglementés soient maintenus !

Pourquoi en effet vendre le même kWh moins cher quand ils pourraient le vendre au prix du marché et augmenter leur marge bénéficiaire ?

Les dirigeants d’EDF et GDF, reconnaissent ouvertement souhaiter voir ces tarifs augmenter pour rejoindre le prix du marché qui est supérieur.

Il est important de rappeler que EDF et GDF ont des clients à la fois au tarif réglementé et hors du tarif, ce qui n’est pas sans occasionner pour le consommateur: trouble ,incompréhension et méprise face à ces offres multiples.

En effet ces 2 opérateurs historiques multiplient les propositions d’offres à leurs propres clients pour les faire sortir du tarif réglementé en leur proposant des nouvelles formules, avec des services divers (diagnostic gratuit - suivi personnalisé de facture-dépannage à domicile- offres duales) mais sans forcement leur expliquer clairement qu'ils vont sortir du tarif reglementé.

C'est pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de renforcer l'information et de ne pas fixer de date butoir pour bénéficier des tarifs réglementés comme le prévoit cette proposition de loi afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

L'année 2010 est une date bien proche, les mesures adoptées aujourd'hui n'auront qu'un effet limité. Au moment où le gouvernement s'engage sur l'augmentation du pouvoir d'achat des Français, la suppression du délai limite de cette mesure aurait constitué un acte concret.

En conclusion permettez moi d’évoquer les fortes inquiétudes des territoires ruraux et les territoires de montagne .

En effet on peut logiquement supposer que les offres commerciales des nouveaux fournisseurs soient plus facilement rentabilisés en zone urbaine qu’en zone rurale où l’habitat est peu dense,

qu’adviendra t-il après juillet 2010?

De plus les collectivités redoutent une baisse des moyens du gestionnaire pour l’entretien et le renouvellement des réseaux. Jusqu’à présent la qualité de fourniture sur l’ensemble du territoire n’a jamais été obtenue, les différents critères d’analyses montre une dégradation en zone rurale par rapport aux zones urbaines.

Cet écart risque de s’accentuer dans les années à venir et les collectivités devront rester vigilantes sur les actions menées par les gestionnaires des réseaux de manière à conserver voire améliorer le niveau de desserte en électricité et en gaz

Quelles garanties pouvez vous apporter aujourd’hui aux élus et aux populations de ces territoires face à ces inquiétudes.









par Frédérique MASSAT publié dans : Intervention en séance
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Mardi 27 novembre 2007

A l'occasion d'une niche parlementaire, les députés socialistes ont demandé l'examen en séance d'une proposition de loi déposée par Jean Glavany visant à abroger l'article 89 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales. Cet article rend obligatoire la participation des communes au financement des écoles privées sous contrat d'association accueillant des enfants des familles résidantes dans ces communes.


Intervention de Frédérique Massat:


Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, mes chers collègues

L’ école publique, gratuite et laïque permet le brassage de tous les enfants quel que soit leur origine sociale ethnique ou religieuse.

Avec la décentralisation, elle a connu certaines évolutions. Le principe d'égalité est battu en brèche, les différences de traitement étant évidentes entre une commune rurale, ou des beaux quartiers urbains, entre le département des Hauts de Seine ou celui de l’Ariège, par exemple.

Aujourd’hui les moyens financiers font défaut ; ils ne permettent ni aux enseignants ni aux élèves de travailler dans de bonnes conditions.

La suppression annoncée de 11 200 postes va inévitablement engendrer des fermetures de classes et ainsi conforter le système éducatif à plusieurs vitesses que connaît notre pays.

A cela s’ajoute avec l’article 89 une inégalité supplémentaire : l’obligation pour les communes de participer au financement des dépenses de fonctionnement des écoles privées hors de son territoire quand un élève résidant de la commune y est inscrit.

Cette disposition dénoncée par de nombreux maires, de gauche comme de droite , est de toute évidence un danger pour l’école publique

En effet face au coup financier exorbitant que cela représente, en particulier pour les petites communes rurales et de montagne, ce nouveau cadeau fait à l’enseignement privé va sonner le glas de bon nombre de classes qui tentent chaque année d'échapper au couperet du seuil fatidique de fermeture.


Certains conseils municipaux se battent depuis des années pour maintenir les petites écoles. Si, pour des raisons qui ne sont pas toujours pertinentes, les parents d'un ou deux élèves inscrivent ceux-ci dans l'école d'une commune voisine, le nombre d'élèves de l'école d'origine tombe alors au-dessous de l'effectif limite et l'école ferme. La commune devra payer pour des élèves qui provoquent la fermeture de l'école publique.

Il est primordial de rappeler que dans le public, la participation aux frais de scolarité des enfants scolarisés dans une autre commune, est soumise à des règles strictes. = Il faut l’ accord des maires des deux communes.

Pour les élèves du privé le maire n’est pas consulté.

Enfin, dans la mesure des places disponibles, aucune école publique ne peut refuser la scolarité d'un enfant - ce qui n'est pas le cas pour le privé.

Donner les mêmes moyens financiers au privé qu'au public revient à affaiblir l'école publique. On est loin du principe de parité défendu par le texte.

Cela représente un coût supplémentaire pour les communes, dont les budgets sont déjà fortement amputés par la politique gouvernementale. En effet le forfait pour la scolarisation d’un enfant varie de 400 à 1400 euros/ an en école élémentaire. Cela représente des sommes importantes que certains budgets communaux auront du mal à supporter

Le gouvernement demande aux communes d’assumer sans aucune compensation cette charge supplémentaire .


Les enjeux de la suppression de l'article 89 sont de taille:

  • maintenir des écoles sur tout le territoire et en particulier dans les communes rurales,

  • et éviter d’alourdir les finances communales.

 

 

En effet le coût de l’application de l’article 89 a été estimé à 275 millions d’euros par le CNAL.

Ces enjeux sont d’autant plus d’actualité que le succès de l’école privée est une réalité, alors que l’on dépouille l’école publique de plus en plus des moyens et des conditions pour assurer sa mission.

Les raisons de la scolarisation dans le privé sont souvent bien loin de contingences religieuses ou confessionnelles.

De plus en plus, le choix d'un établissement privé se fait en négatif, pour éviter l’école du secteur, et bien souvent par ségrégation sociale...

Car si en principe les établissements privés scolarisent des enfants de toutes catégories sociales , les statistiques montrent que majoritairement, les catégories "favorisées" y sont sur-représentées! Assez logique le critère financier fait office de selection.


Et cela pour plusieurs raisons les établissements privés:

  • ne sont pas soumis à l'obligation d'accueil de tous les enfants (c'est le cas pour l'Ecole publique) et peuvent donc choisir leurs élèves.

  • Ils ne sont pas non plus soumis à la sectorisation.

  • Ils peuvent choisir l'organisation de la journée scolaire comme ils le veulent et proposer des rythmes mieux appropriés aux enfants.

  • Le nombre d’élèves par classe est inférieur. Ainsi la moyenne des classes maternelle + primaire est de 19,4 élèves dans le privé alors qu'elle est de 23,8 élèves dans le public

Exemple académie: Paris pbc: 24.7 pve: 20

La Réunion pbc: 24.3 pve: 18

Il est plus facile dans ces conditions de mieux y prendre en charge les élèves.

Il est évident qu’inscrire son enfant dans un établissement privé relève d'un choix individuel et personne.

Mais il n’ y a aucune raison pour que la collectivité et les citoyens à travers les impôts locaux prennent ce choix à leur charge surtout quand cela met en péril l’école publique et les finances communales.

L'intérêt général passe encore une fois après les intérêts particuliers. Seule l'école publique s'engage pour TOUS les publics, quels que soient leurs difficultés, leurs moyens financiers , leurs particularismes...

Pour Conclure

    • Si nous considérons que l'éducation est un droit fondamental,

    • si nous considérons que tous les citoyens doivent y avoir accès et recevoir la même éducation quels que soient leurs moyens, quelle que soit leur commune de résidence

    • si après les déserts médicaux, les déserts judiciaires, nous ne voulons pas voir fleurir les déserts scolaires

  • alors nous devons donner les moyens à l’école publique au lieu de la dépouiller

  • alors nous devons supprimer cet article 89 et organiser un débat sur les rapports public/privé et sur l'avenir du service public d'éducation comme le réclame un grand nombre d’élus et en particulier l’association des maires ruraux inquiète sur le devenir des écoles rurales .

 


par Frédérique MASSAT publié dans : Intervention en séance
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Jeudi 15 novembre 2007

L’agriculture de montagne est un moteur du développement durable et équitable.

L’agriculture représente la mémoire et le socle de notre économie Elle est soumise à toutes sortes de pressions qui mettent en danger sa subsistance si les pouvoirs publics ne réagissent pas .

Alors que le développement durable est devenue une des références de l’action gouvernementale, l’économie montagnarde dont l’agriculture reste le pilier incontournable peut être considérée comme un des terrains privilégiés de celle-ci.


En montagne, l’exploitation agricole s’impose comme un moyen de gestion de l’espace essentiel et irremplaçable :

- maintien de l’ouverture des paysages,

- lutte contre l’enffrichement, prévention des risques naturels,


- contribution à la biodiversité.

C’est pourquoi il est primordial d’assurer aux agriculteurs de montagne des outils pour garantir la pérennité de leur activité et de leur revenu tout en orientant leur pratique de gestion de l’espace vers celles qui contribuent à accroître leurs efforts vers une meilleure prise en compte de l’environnement et du développement durable


Or la situation du pastoralisme et en particulier des éleveurs en zone de montagne devient préoccupante.

Le prix de la vente des broutards bovins a baissé de 20 % par rapport à l’an dernier et la filière ovine connaît de grosses difficultés.

Face à ce constat le budget 2008 ne tend pas à rassurer les agriculteurs de montagne. En effet un certain nombre de régressions sont à pointer parmi lesquelles :

- La baisse sensible des crédits de l’action de soutien aux territoires et aux acteurs ruraux qui visent à favoriser l’attractivité des territoires ruraux pour le maintien de la population notamment agricole

- Les coupes sombres de l’action « Mesures agro environnementales et territoires » qui voit baisser ses crédits de paiement

- Le peu d'ambition pour la prime Herbagère agro environnementale sur ce budget 2008, puisque les crédits affectés à cette mesure permettent seulement de renouveler les PHAE arrivant à expiration en 2008. Cela va rendre forcement impossible la prise en compte de nouveaux agriculteurs qui souhaitent faire évoluer leur mode de production

- Quant aux Indemnités Compensatoires des Handicaps Naturels, l’enveloppe 2008 est identique à celle de 2007, aucune augmentation n’est prévue alors que la réglementation tend à élargir cette mesure à de nouveau handicaps tels que notamment le classement en site NATURA 2000.


Je n’évoquerai pas l’insuffisance des sommes allouées tant aux prêts bonifiés qu’aux prêts spéciaux de modernisation ou encore des aides à la reprise des exploitations sans successeurs ainsi que l’absence de moyens financiers et réglementaires accordés à la maîtrise foncière en zone de montagne face à l’accroissement de la pression foncière qui exclut de plus en plus les populations locales et les jeunes en particulier.


Aujourd’hui l’agriculture de montagne est en danger, il faut savoir que le revenu de ces agriculteurs est très inférieur à la moyenne nationale avec des conditions de travail extrêmement rudes et difficiles.

Parents pauvres des aides agricoles, de plus en plus d’éleveurs sont découragés et s’interrogent sur l’avenir de leur profession.

Concernant leur pouvoir d'achat qui ne cesse de baisser

leur préoccupation n’est pas de travailler plus pour gagner plus car leur temps de travail est dejà au maximum – ilssont plus pres des 50 heures par semaine que des 35h- mais leur préoccupation est simplement de pouvoir vivre décemment de leur métier dans nos territoires de montagne.


Alors quand on ajoute à leurs difficultés quotidiennes des contraintes extérieures comme la réintroduction de l’ours slovene, au motif de sauvegarde de la biodiversité, ils ne comprennent plus.

Car dans les Pyrénées la biodiversité est le résultat du travail des hommes tout autant que celui de la nature, le maintien des pratiques pastorale reste un atout majeur pour la préservation de la biodiversité.

Le retour de l'ours et des grands prédateurs au lieu de restaurer la biodiversité conduit au contraire à la faire reculer par

- l'embroussaillement

- l'ensauvagement des espaces désertés par les troupeaux ,

- la fermeture définitive des espaces.


Pour conclure Monsieur le Ministre

face aux difficultés que connaît l'agriculture de montagne,

face aux enjeux qu'elle représente dans des territoires en difficultés, dans un contexte de réforme de la PAC,

pouvez-vous apporter des garanties à ces hommes et ces femmes pour le maintien de leur activité et pour une hausse de leur pouvoir d'achat.

par Frédérique MASSAT publié dans : Intervention en séance
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Jeudi 15 novembre 2007

 

Dans le cadre du vote de la mission budgétaire « agriculture, pêche, forêt et affaires rurales », Frédérique Massat a interrogé le ministre de l'agriculture sur les garanties qu'il pouvait apporter aux agriculteurs de montagne quant au maintien de leur activité et à la hausse de leur pouvoir d'achat.

 

La situation des agriculteurs et des éleveurs de montagne devient préoccupante. Avec des revenus largement inférieurs à la moyenne nationale, ils ne cessent de constater l'érosion de leur pouvoir d'achat. Épuisés par un rythme de travail harassant, ils ne peuvent se satisfaire du «travailler plus pour gagner plus ». Or, l'étude du projet de loi de finances pour 2008 permet de constater que le gouvernement n'apporte aucune véritable réponse à leurs interrogations quotidiennes.


Frédérique Massat s'est adressée à Michel Barnier, ministre de l'agriculture, pour lui faire remarquer les nombreuses coupes sombres budgétaires, la manque d'ambition sur la prime herbagère agro-environnementale, la faiblesse des crédits consacrés à l'indemnité compensatoire des handicaps naturels (ICHN) et l'absence de réponse face aux problèmes liés à la présence de l 'ours dans l'Ariège et les Hautes-Pyrénées.


Plus qu'évasif dans sa réponse, le ministre de l'agriculture s'est contenté d'éluder la problématique du pouvoir d'achat des agriculteurs et des éleveurs de montagne et de décharger la responsabilité de l'État sur la PAC et les collectivités locales.


La réaction du ministre et la faiblesse des crédits budgétaires consacrés sont symptomatiques du désengagement progressif de l'État. Le gouvernement préfère encourager la rente plutôt qu'aider les véritables travailleurs de ce pays.

 

par Frédérique MASSAT publié dans : Intervention en séance
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A Paris


Actualité à l'Assemblée nationale


  • Programme de travail

Mardi 20 Mai
- Proposition de loi socialiste sur la réforme du mode de scrutin du Sénat
- Questions au Gouvernement
- Projet de loi modernisation des institutions

Mercredi 21 Mai
- Questions au Gouvernement
- Projet de loi modernisation des institutions


Jeudi 22 Mai
- Proposition de loi socialiste relative au pluralisme dans les médias
- Projet de loi modernisation des institutions



 
  • Agenda de la commission des affaires économiques

Mardi 20 Mai
- Examen projet de loi Modernisation de l'économie

Mercredi 21 Mai
- Examen projet de loi Modernisation de l'économie




 
  • Agenda des groupes d'étude

Mardi 13 Mai

- Groupe langues réguionales




 
  • Agenda des groupes d'amitié





Liste des groupes d'étude

Liste des groupes d'amitié:

QUESTIONS ECRITES
DE LA DEPUTEE




LEGISLATIVES JUIN 2007

 RESULTATS DU 2ème TOUR DE LA 1ERE CIRCONSCRIPTION

Mme MASSAT Frédérique 22 236 v  65,91 % 

Mme ROUGE Jacqueline 11 500 v  34,09 %