Frédérique MASSAThttp://www.frederiquemassat.com/2007-01-19T17:40:48Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngactivité parlementaire de la députée socialiste frederique massathttp://www.frederiquemassat.com/article-19585125.htmlOGM: Frédérique MASSAT dénonce le passage en force par le Gouvernement2008-05-16T13:56:39Z2008-05-15T16:28:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//INVALIDMASS.jpg" />
Engagée depuis plusieurs mois sur le projet de loi OGM, Frédérique Massat a participé mardi 13 mai à l'adoption de la motion de procédure déposée
par l'opposition.
Contre toute attente, l'examen du texte a été suspendu. Il s'agit d'un revers politique majeur pour le Gouvernement puisque c'est la première fois
depuis 10 ans qu'une telle motion parlementaire est adoptée. Ce vote est l’expression de la mobilisation de la gauche parlementaire, mais
plus largement d’un malaise profond vis-à-vis de ce texte qui a gagné jusqu’aux rangs des députés de l’UMP.
Ni compris et ni accepté par la très grande majorité des Français, l'actuel projet de loi divise la majorité et le Gouvernement. Malgré la demande
formulée par l'opposition d'être reçue par Nicolas Sarkozy afin d'ouvrir la discussion sur un nouveau projet traduisant les conclusions du Grenelle de l'environnement, le Gouvernement a décidé
d'utiliser la force pour faire adopter ce texte.
En guise d'un véritable débat dans l'hémicycle s'est réunie une commission mixte paritaire réunissant seulement 7 députés et 7 sénateurs à laquelle
Frédérique Massat a participé.
Les députés et sénateurs de gauche ont quitté la réunion avant la fin pour ne pas participer à cette parodie de démocratie. Le rejet du texte par la
majorité des parlementaires n'a pas été entendu, les parlementaires dénoncent un signal extrêmement négatif avant le débat sur la réforme des institutions.
Le texte de la CMP passera d'ici la fin du mois devant les deux assemblées pour l'adoption définitive. Aucun amendement ne peut plus être déposé, hormis ceux du gouvernement.
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http://www.frederiquemassat.com/article-19460463.htmlOGM: l'UMP s'oppose au vote solennel2008-05-11T10:20:05Z2008-05-11T10:05:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//facade-palais-bourbon.jpg" />
En début de semaine, le président de l’Assemblée nationale, M. Accoyer a refusé qu’un
vote solennel soit tenu à l’issue des débats, sous la pression de JF COPE. Sur un sujet d’une telle importance, ce refus constitue un véritable déni de
démocratie et de transparence puisqu’il permet aux députés de ne pas assumer le choix d’une loi qui légalisera la contamination génétique.
Le groupe socialiste dénonce le refus du Président du Groupe UMP de faire un vote solennel sur le projet de Loi OGM.
En effet, seul un vote solennel permettrait de savoir qui soutient ou s’oppose à ce projet de loi.
Monsieur Copé ne peut pas défendre une réforme des institutions pour renforcer la place du parlement en général et de
l’opposition en particulier et refuser la transparence du vote des députés sur un sujet aussi sensible pour les français.
http://www.frederiquemassat.com/article-19441278.htmlDébat sur les langues régionales2008-05-10T12:20:05Z2008-05-10T12:02:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//debat_occitan.gif" />
Le 7 mai un débat sur les langues régionales a eu lieu à l'assemblée nationale, en raison du peu de temps de parole accordé à notre groupe, je n'ai pas pu intervenir dans les débats mais marie
lou MARCEL députée de midi pyrénées a pu défendre notre langues régionale.
Vous trouverez ci joint le compte rendu integral de ce débat
D-claration-occ.doc
http://www.frederiquemassat.com/article-17033200.htmlFrédérique MASSAT interroge le ministre de l'Agriculture sur la nouvelle organisation de la Direction Territoriale ONF Sud Ouest.2008-05-05T14:45:03Z2008-05-05T14:41:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//foret.jpg" />
Frédérique MASSAT attire l’attention de M. le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
sur la nouvelle organisation de la Direction Territoriale ONF Sud Ouest.
Aujourd’hui, la pérennité de l'agence de la Haute-Garonne, du Gers et de l’Ariège est
menacée comme celle d’autres sites. Cette nouvelle organisation de l’ONF va avoir des conséquences néfastes dans la réalisation de ses missions mais aussi la perte de la relation de proximité
avec les collectivités territoriales.
En conséquence, elle lui demande quelles mesures il envisage de prendre sur ce
sujet.
Réponse du Ministre:
L'évolution de l'organisation de la direction territoriale Sud-Ouest de l'Office national des forêts (ONF) a pour objectif
d'améliorer les prestations réalisées pour le compte des collectivités pour la réalisation des travaux forestiers et la commercialisation des bois. Elle doit également prendre en compte la
nécessité de disposer de personnels qualifiés dans chaque domaine au sein d'une organisation permettant d'assurer la continuité du service. C'est dans ce cadre qu'une réflexion est menée afin de
fusionner les services administratifs des agences de l'Ariège et de la Haute-Garonne en une seule entité. Cette fusion ne concernerait en aucun cas les personnels de terrain, l'ONF attachant
toujours une grande importance aux relations de proximité. De même, une partie des services fusionnés resterait localisée à Saint-Gaudens, aucune mutation géographique de personnel n'étant
prévue. L'ONF a d'ailleurs renforcé sa présence sur le site de Saint-Gaudens en y délocalisant deux services interrégionaux : la direction commercialisation des bois et l'agence travaux. Si des
réflexions sont menées pour d'autres sites, aucune n'est encore formalisée. En tout état de cause, elles déboucheraient le cas échéant sur un changement de localisation pour quelques agents et
n'entraîneraient pas de fermeture de site, car le souci d'adéquation entre les structures ONF et les organisations territoriales est une préoccupation permanente. Ces évolutions sont conduites
avec le souci de concertation, tant en interne qu'en externe. Toutefois, si une réflexion importante a pu être menée avec les associations locales des communes forestières, il n'a pu en être tout
à fait de même avec les organisations syndicales de l'ONF, qui plusieurs fois ont refusé de participer aux réunions proposées. Le chef de service de l'inspection générale de l'ONF vient d'être
missionné pour conduire une médiation. En ce qui concerne les suppressions de postes, celles-ci s'inscriront dans le cadre fixé à l'établissement par ses tutelles et son conseil d'administration.
Elles devraient cependant rester mineures et les améliorations d'organisation prévues permettraient de les faire sans induire de conséquences sur la présence de proximité des personnels
techniques.
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http://www.frederiquemassat.com/article-19180014.htmlPermanence des soins: Frédérique MASSAT interroge la Ministre2008-04-30T15:45:05Z2008-04-30T15:37:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//croix-rouge.jpg" />
Questions orales sans débat
Organisation de la permanence des soins en Ariège
M. le président. La parole est à Mme Frédérique Massat, pour exposer sa question, n° 209, relative à l'organisation de la permanence des soins en Ariège.
Mme Frédérique Massat. Monsieur le secrétaire d’État chargé des sports, de la jeunesse et
de la vie associative, l'organisation de la permanence des soins définie par courrier de Mme la ministre de la santé, adressé aux préfets le 8 février 2008, a comme conséquence pour
le département de l'Ariège de réduire les 19 secteurs de garde à 5. Parallèlement, cette mesure impliquerait pour les Hauts-de-Seine le passage de 13 à 58 secteurs.
L'Ariège est un département de montagne enclavé, au sein de la barrière pyrénéenne. La montagne couvre au sud les deux tiers du territoire, soit 228 communes sur les 332.
Aux handicaps naturels générés par son caractère montagnard, le territoire connaît des difficultés d'accès l'hiver en raison de conditions climatiques rigoureuses. De plus, comme la majeure
partie des territoires ruraux de Midi-Pyrénées, notre département est sous-médicalisé.
Les impératifs d'égalité d'accès, de proximité et de qualité de l'offre de soins exigent, en territoires de montagne, des dispositifs législatifs et réglementaires particuliers qui tiennent
compte de leurs spécificités géographiques, climatiques et démographiques.
Ainsi, la notion d'accessibilité ne peut, en montagne, s'apprécier qu'en durée de trajet et non en distance.
« Passer de 19 secteurs à 5 sur notre département est inapplicable, voire irréalisable, imposer des secteurs de garde aussi vastes dans un département de montagne à des médecins déjà
surchargés de travail par une démographie médicale telle que la nôtre est impossible » : ainsi s'exprime l’Ordre des médecins de l'Ariège.
La disposition consacre la primauté d'une approche économique et comptable des enjeux de santé publique, qui aura pour effet une diminution de l'offre de soins en Ariège. De plus, cela rendra
notre département encore moins attractif pour des médecins généralistes avec, pour conséquence, d'y accroître le nombre de zones déficitaires.
Afin de mettre en œuvre cette nouvelle sectorisation, il est proposé une rationalisation du système de garde, qui supprimerait les déplacements des médecins pour les remplacer par
le transport des patients vers des cabinets médicaux de garde ou des services d'urgences hospitaliers.
Outre le caractère inconfortable du transport pour le malade qui aura inévitablement un temps de trajet assez long à effectuer, qui va supporter la charge du transport sanitaire ? Est-ce
l'État, les collectivités ou la CPAM ? Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ?
Face aux conséquences pénalisantes pour l’Ariège de cette nouvelle sectorisation, eu égard à la spécificité montagnarde du territoire, Mme la ministre pourrait-elle reconsidérer cette
mesure afin d'éviter le grand écart de 19 à 5 secteurs ?
J’ajoute que, face à la crise de la démographie médicale en milieu rural, il est urgent d'agir par des mesures fortes et structurelles partant de la formation à l'installation des médecins, si
l'on ne veut pas, demain, voir nos territoires se transformer en déserts médicaux.
M. le président. La parole est à M. Bernard Laporte, secrétaire d’État chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative.
M. Bernard Laporte, secrétaire d’État chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Madame la députée, la permanence des soins ambulatoires est un élément
fondamental de notre système de santé.
Ce dispositif repose aujourd'hui sur les médecins généralistes libéraux. Je tiens à m'associer à Roselyne Bachelot-Narquin pour saluer leur engagement dans cette mission d'intérêt public
essentielle.
Cependant, vous le savez et plusieurs rapports l'ont souligné, le dispositif actuel est fragile et la pression exercée par la démographie médicale va le soumettre à de fortes tensions dans les
années à venir.
Il nous faut garantir un égal accès à des soins de qualité pour tous nos concitoyens, sur tout le territoire et à toute heure. C'est pour cette raison que la ministre de la santé, de la
jeunesse, des sports et de la vie associative a tenu à anticiper ces difficultés et à donner aux médecins libéraux les moyens de faire évoluer l'organisation de la permanence des soins.
L'avenant 27, qui a été signé par tous les syndicats de médecins libéraux, est la traduction de cette volonté. Il permet que toutes les périodes de fermeture des cabinets médicaux soient
couvertes par le dispositif de financement de la PDS, qui comprend, je vous le rappelle, la rémunération de l'astreinte des médecins, de la régulation téléphonique libérale des appels et de la
majoration des tarifs des consultations et des visites réalisées pendant ces périodes.
Ce dispositif de permanence des soins a été évalué à 500 millions d'euros. Nous devons le rendre plus efficient.
Pour mémoire, le financement de la permanence des soins reposait sur un maillage de 1 500 secteurs. Nous en sommes à ce jour à 2 500 secteurs. Roselyne Bachelot-Narquin a estimé, en
parfaite connaissance des réalités du terrain, que le nombre de 2 000 secteurs constituait une étape tout à fait raisonnable dans ce contexte – 41 départements ont d'ailleurs pu
bénéficier d'emblée des termes de cet avenant.
Par ailleurs, la circulaire à laquelle vous faites allusion tient compte du caractère rural et des spécificités géographiques puisqu'une marge d'adaptation de 40 % a été consentie aux
départements présentant l’une de ces caractéristiques.
Enfin, et pour vous rassurer tout à fait, sachez qu'il a été demandé qu'une mission d'appui, pilotée par l'inspection générale des affaires sociales, accompagne individuellement les
départements en difficulté dans ce travail d'organisation de la permanence des soins. À ce jour, 27 départements ont fait appel à ses services.
Pour ce qui concerne les exemples que vous citez, je tiens à préciser tout d'abord que le département des Hauts-de-Seine ne va bien entendu pas passer de 13 à 58 secteurs. Le modèle proposé, et
qui garantit l'égalité républicaine, indique seulement qu'au-dessous du seuil théorique fixé, les termes de l'avenant 27 pouvaient être mis enœuvre.
S’agissant de l'Ariège, il faut reconnaître les efforts réalisés par les médecins de ce département, mais nous savons tous que le développement d'une régulation téléphonique libérale
performante, la diminution du nombre des secteurs de garde et une meilleure complémentarité avec les établissements de santé permettent aux médecins libéraux de garantir à leurs patients une
prise en charge de qualité. Cette organisation améliore également la qualité de vie des médecins.
De nombreux départements ont déjà trouvé des solutions permettant d'atteindre ces objectifs de qualité et de sécurité. La mission d'appui est là pour permettre aux départements en difficulté de
bénéficier de cette expérience et de trouver des solutions pour que, demain, la permanence des soins puisse être garantie de manière pérenne à tous nos concitoyens.
M. le président. La parole est à Mme Frédérique Massat.
Mme Frédérique Massat. Merci, monsieur le secrétaire d’État, mais je vous signale que la
marge de 40 % applicable au département impliquerait le passage de 19 à 7 secteurs en Ariège.
Vous parlez d’une « parfaite connaissance des réalités du terrain » de Mme la ministre, mais j’aimerais tout de même qu’elle vienne en Ariège, où 228 communes sur 332 sont en
territoire de montagne ! En hiver, comment fait-on quand il neige ? Malgré le réchauffement climatique, il y fait toujours froid !
Je demande donc que l’Ariège fasse l’objet d’une étude attentive car – et ce n’est pas moi qui le dis, mais l’Ordre des médecins de l’Ariège – cette organisation de la permanence des soins y
est inapplicable en l’état.
http://www.frederiquemassat.com/article-18588225.htmlOGM: Frédérique MASSAT défend l'amendement 2522008-04-09T14:10:14Z2008-04-09T14:07:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//mais.jpg" />
A l'occasion du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée nationale, les députés ont fait
adopter, contre l'avis de l'UMP, l'amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé
publique, des structures agricoles, des ecosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées sans organismes génétiquement modifié ».
Il s'agit d'une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires
agricoles, la biodiversité et de promouvoir la qualité de nos produits. Pour les filières de qualité, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même
vitale.
Aujourd'hui, en raison de pressions économiques multiples,
nous craignons que le Gouvernement tente de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique. C'est pourquoi nous avons crée un comité
de soutien à l'amendement 252 (http://amendement252.blogspot.com/).
J'invite tous ceux sont attachés à la sécurité et à la qualité
alimentaire, producteurs, consommateurs, citoyens à signer l'appel du Comité 252.
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http://www.frederiquemassat.com/article-18383842.htmlProjet de loi OGM: Exception d'irrecevabilité présentée par Germinal Peiro, député de Dordogne2008-04-02T15:30:58Z2008-04-02T15:17:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//germinal1.jpg" />
Monsieur le ministre d’État, le développement agricole des cultures d’organismes génétiquement modifié est un sujet
tellement difficile qu’il a fallu deux projets de loi des gouvernements UMP pour que nous puissions discuter de son contenu, et qu’il y a eu des reports successifs pour, à chaque fois, éviter
l’écueil des élections.
Il fallait transcrire la législation européenne. Vous avez d’abord choisi la voix réglementaire, évitant le débat. Cette
transcription a déjà fait l’objet de trois décrets du 19 mars 2007, encadrant la mise sur le marché d’OGM, la dissémination volontaire, et fixant la liste des techniques de modification
génétique et les critères de classement des OGM.
Le déclenchement de la clause de sauvegarde contre le maïs Monsanto 810 est le dernier avatar de la série. Le Conseil d’État
a pour l’instant débouté ceux qui ont attaqué le décret du Gouvernement. Tout cela montre les doutes sérieux que nous avons sur cette technologie nouvelle, dont les effets restent largement
incertains.
Le Sénat a déjà eu l’honneur de discuter deux fois de ce sujet, alors que vous avez contraint l’Assemblée nationale à rester
silencieuse jusqu’à présent. On comprend pourquoi en regardant le contenu du texte que vous présentez aujourd’hui. Le Grenelle de l’environnement, dont la majorité et le Gouvernement n’ont
cessé de vanter les conclusions, va subir son premier coup bas.
Mes chers collègues, le ministre d’État, ministre de l’écologie, expliquait devant le Sénat qu’il fallait admettre que les
risques de la culture d’OGM posaient des problèmes radicalement nouveaux. C’est le moins que l’on puisse dire en ce qui concerne la biodiversité, par exemple. Mais il faut aller plus loin, et
parler des risques que font peser les OGM sur la structuration de l’économie agricole, des risques d’appauvrissement de la diversité des cultures au profit des plantes génétiquement modifiées
qui seraient promues au rang de seules plantes dignes d’être cultivées, au motif qu’elles répondraient à un schéma de profits imposé par les semenciers.
Il y a aussi le risque de la brevetabilité du vivant, qui permettrait une appropriation mercantile du vivant, du patrimoine
génétique commun de l’humanité. Nous en connaissons déjà des effets. Nous avons tous vu les comportements révoltants de certaines multinationales, qui n’hésitent pas à breveter des plantes
utilisées depuis des millénaires par des peuples entiers.
Pourquoi le texte qui nous est soumis pose-t-il problème ?
S’il existe un consensus sur l’utilisation des OGM en milieu confiné à des fins pharmaceutiques, il existe un désaccord
profond sur la mise en culture des plantes génétiquement modifiées. Or ce texte vise de fait à légaliser les cultures OGM en plein champ, et il ouvre la voie à la mise en place à grande échelle
de ces cultures sur le territoire national.
Le groupe socialiste, radical et citoyen s’oppose à ce texte de loi car nous considérons que les doutes ne sont pas levés et
que nous risquons de nous engager sur une voie dangereuse. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et
républicaine.)
Sur le plan sanitaire, le Président de la République lui-même, clôturant le Grenelle de l’environnement, a qualifié très
justement les plantes génétiquement modifiées, PGM, de plantes pesticides. Oui, mes chers collègues, les plantes pesticides représentent plus de 99 % des OGM alimentaires. Au moment où il
est reconnu au plus haut sommet de l’État que les PGM sont de véritables réservoirs à pesticides, on aurait pu s’attendre à ce que ce projet de loi définisse un cadre d’évaluation des PGM au
moins équivalent à celui des pesticides, qui constituent aujourd’hui un problème sanitaire majeur, et sûrement le problème de demain. En effet, le protocole fixé par la directive 91/414/CEE
pour l’évaluation des pesticides impose de mener des études toxicologiques sur trois espèces animales différentes pendant trois mois, puis des études de un an à deux ans sur le rat.
Contrairement à ce que demandait le comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, votre texte ne prévoit rien de
tel. À aucun moment vous ne précisez en quoi devra consister l’évaluation des risques pour la santé publique ! À aucun moment n’est précisée la qualité des laboratoires qui effectueront
les études d’évaluation sanitaire. Leur indépendance n’est en rien garantie vis-à-vis des demandeurs d’autorisation de dissémination, au risque que ces études soient conduites par des
laboratoires soumis aux firmes semencières. (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Au travers de la question de l’indépendance vis-à-vis des firmes semencières, c’est toute la crédibilité de votre démarche
qui est en cause. Faut-il suivre aveuglément ces entreprises qui développent des semences OGM depuis plus de vingt ans et ne cessent de mener un combat contre l’opinion publique, pour nous
obliger, nous, élus, à les suivre ? Qui peut croire que ceux qui ont développé le Round up, puis l’OGM résistant au Round up, ont en vue l’intérêt général ? (Applaudissements sur les
bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Qui peut croire que ceux qui ont fait la promotion des PCB et de la dioxine, qui fabriquent encore aujourd’hui l’hormone de
croissance bovine, œuvrent pour le bien commun, alors que nous savons qu’ils ont fréquemment menti sur les effets connus des produits, alors qu’ils se moquent ouvertement de nous
tous pour faire tourner un peu plus la roue du jackpot, au mépris de la santé publique et de l’environnement ? Leur bilan est accablant.
Nous ne voulons pas participer à la promotion de leur esprit et de leurs intérêts, comme le fait ce projet de loi. Le débat
que nous abordons est donc au cœur des préoccupations de notre société, parce qu’il touche à ce que nous avons de plus intime : notre nourriture et celle des générations
futures, mais aussi notre environnement et le devenir de la biodiversité.
Sur le plan environnemental, mes chers collègues, nous savons tous que la décision que nous prendrons sera irréversible.
(« Très bien ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)
Et c’est à l’aune de cette impossibilité d’un retour en arrière que nous devons mesurer la responsabilité qui nous incombe.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Cette décision est irréversible en effet, pour la simple raison qu’entre de grandes cultures la coexistence ne sera pas
possible. C’est un leurre que de vouloir faire croire qu’espacer les cultures de vingt, cinquante, ou même de cent, voire de deux cents mètres suffira à empêcher la dissémination.
La théorie que je viens de rappeler est à peu près aussi crédible que celle selon laquelle le nuage de Tchernobyl s’était
arrêté à la frontière allemande. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Il est prévisible que la dissémination se fera naturellement par le pollen transporté par le vent, les insectes et les
abeilles, dont on sait qu’elles peuvent parcourir jusqu’à quinze kilomètres pour rechercher leur nourriture. Les disséminations se feront aussi par les oiseaux, qui transportent les graines,
par les rongeurs, par les pertes de semence lors des récoltes ou durant les transports : autant de paramètres qui engendrent des repousses d’une année sur l’autre.
Si nous passons de 1 % des surfaces cultivées, comme c’est le cas aujourd’hui pour le maïs OGM, à 10 ou 20 %, dans
quelques années c’est l’ensemble du territoire national qui sera concerné.
Avons-nous le droit de prendre ce risque pour les générations futures ?
Pour le groupe socialiste, la réponse est : non ! et je vous propose, mes chers collègues, de lire, ou de relire,
les mots de Nicolas Hulot : « Nous savons comme n’importe quel citoyen de la Terre disposant d’un zeste de sens commun, qu’il faut oser crier halte au feu quand, à l’évidence, les
logiques industrielle et commerciale dépassent les limites des plus élémentaires précautions. » C’est bien d’un choix politique qu’il s’agit.
La balance des coûts et des avantages de cette technique doit être évaluée avec la plus grande prudence. Or nous ne
disposons pas encore du recul suffisant. L’accélération de la découverte de nouveaux possibles doit s’accompagner d’un temps de réflexion : l’accélération n’est pas un progrès en
soi.
Depuis des millénaires, depuis que l’homme a arrêté de vivre de chasse et de cueillette pour cultiver la terre, les
agriculteurs font progresser naturellement la productivité, sans rompre des barrières jusqu’alors infranchissables du point de vue éthique. Il y a une grande différence entre améliorer des
espèces par bouturages ou par fécondations croisées, faire évoluer l’agriculture comme on le fait depuis des siècles avec une efficacité redoutable, et procéder à des échanges de gènes en
sautant la barrière des espèces, à l’intérieur du monde végétal ou du monde animal, ou en croisant le monde végétal et le monde animal. Les promoteurs industriels d’une telle innovation doivent
admettre que la société a besoin du temps nécessaire pour comprendre et choisir, surtout si le retour à l’état initial s’avère impossible.
Nous vous demandons de pratiquer ce que Mme Kosciusko-Morizet nommait « un exercice de lucidité » dans son
rapport sur la Charte de l’environnement de mai 2004. (« Exactement ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Nous voulons du temps et des moyens pour la recherche publique ; nous voulons du temps et des moyens pour que des
chercheurs indépendants des intérêts des semenciers viennent éclairer véritablement le débat.
En cela, le procès qui est fait à ceux qui restent sceptiques sur les apports des OGM actuels est un véritable procès en
hérésie.
On les accuse d’abord d’être des obscurantistes, comme le président de la commission des affaires économiques l’a fait ce
matin sur une radio nationale. (« Il vient de le redire ici ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Je veux dire ici combien ce procès est faux et réducteur. Il a été lancé par les lobbys semenciers pour défendre leurs
intérêts. Personne ne semble s’étonner d’ailleurs que le même procès ait longtemps été intenté à ceux qui critiquaient le développement de l’agriculture intensive à coup d’épandages de
pesticides. C’est le même procès que l’on a fait aux promoteurs de l’agriculture biologique, qui ont été accusés, et le sont encore aujourd’hui par certains, de vouloir revenir au
xixe siècle. Nous savons tous désormais le ridicule d’un tel procès, tant l’agriculture biologique repose sur l’utilisation de savoirs précis et de techniques innovantes, qui
suppose chez les agriculteurs des compétences toujours plus nombreuses.
On accuse ensuite ces prétendus obscurantistes de mettre en péril la biotechnologie en France. Soyons un peu sérieux, chers
collègues : ceux qui nous font ce procès sont ceux-là mêmes qui poussent les chercheurs dans la rue. De plus, nous ne comprenons pas très bien pourquoi il faudrait réduire la
biotechnologie à la production commerciale d’OGM agricoles. Encore une fois, c’est un faux procès, un procès de lobbyiste sans imagination.
Le groupe socialiste, radical et citoyen a toujours défendu la recherche, notamment à une époque très récente, où la
majorité actuelle a sacrifié volontairement les chercheurs, et donc l’avenir de la France, en diminuant les budgets de la recherche publique. (Applaudissements sur les bancs du groupe
socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)
Il est inacceptable que ce soit les mêmes qui nous accusent aujourd’hui d’être contre la science. En vérité, c’est à notre
prudence, à notre opposition au profit immédiat gagné au péril de l’humanité qu’ils intentent un procès.
Les socialistes ne peuvent que partager l’angoisse des chercheurs sur le devenir de leurs budgets. Nous avons toujours lutté
pour le progrès, pour le développement de la connaissance et des sciences.
Mais nous luttons pour que cela soit partagé par tous, durablement. La recherche doit être développée, dans des conditions
strictes de contrôle, en favorisant les laboratoires publics. Mais cela ne veut pas dire que la production commerciale des plantes OGM actuellement développées doive être admise.
Pour nous, l’innovation n’a de sens qu’éthique, partagée pour le bien commun, et non si elle est l’objet d’une
privatisation, d’une captation au profit de quelques-uns qui ne se soucieraient pas de l’avenir commun. Nous devrions tous sur ces bancs partager cette vérité énoncée par l’historien français
Jean-Pierre Vernant : « La science peut s’exprimer sur la question des faits, sur la question des causes, mais pas sur celle du sens. »
Or nous savons que les faits sont encore gravement incertains. Quant à l’altruisme des semenciers, il est douteux. Les
risques existent, et il reste difficile de porter des jugements incontestables. Le comité de préfiguration de la Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés a d’ailleurs démontré
que les risques imposaient la mise en œuvre de la clause de sauvegarde prévue par les textes européens. Le comité met en avant l’apparition d’éléments nouveaux sur la dissémination
et sur les effets toxiques potentiels à long terme. Il fait état de questionnements insuffisamment pris en compte.
Nous pouvons tout de même légitimement nous demander s’il est plus raisonnable d’ingérer des molécules de pesticide
directement bombardées au sein même de la plante par la technique de la transgenèse, que des résidus de pesticides épandus sur les champs. Permettez-nous de poser la question, et de vouloir
avoir des réponses avant de faire des choix.
Mais le projet de loi ne tient aucun compte de la demande du comité d’une réflexion sur le protocole d’essais. C’est très
inquiétant parce que cela signifie que la majorité oublie le rapport du comité et ses conclusions. N’est-ce pas d’ailleurs des rangs de votre majorité que se sont fait entendre les plus vives
critiques contre ce rapport ? Même le président de notre assemblée a pris ouvertement partie dans ce dossier, fustigeant le président du comité de préfiguration de la Haute autorité pour
sa prudence. (« Scandaleux ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Il y aurait donc urgence à prendre des risques ! Pis, les travaux en commission ont montré que vous souhaitiez museler
les membres du Haut conseil, créé par le texte en remplacement de la Haute autorité. Celle-ci est victime de sa position de prudence. La transparence aurait des limites.
Le projet de loi porte ici les stigmates de la violence des choix opérés par la majorité en faveur d’une technologie érigée
au rang de nouveau dogme. (« Exactement ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.) Tout se passe comme si l’heure de la revanche avait
sonné.
Ce comportement est tout à fait contradictoire avec l’idée même de développement de la science, que certains dans vos rangs
mettent en avant pour accélérer les disséminations volontaires. Peut-être faut-il vous rappeler qu’il n’y a pas de progrès scientifique sans acceptation du doute. Le doute et la discussion ont
fait les Lumières. C’est par le doute qu’un scientifique fait progresser la science. Sans lui, il n’est qu’un disciple. Et « seul le disciple fait légitimement le “sacrifice de
l’intellect” en faveur du prophète » rappelait le sociologue allemand Max Weber. Dans cette affaire, vous faites le sacrifice de l’intellect.
En cela, votre comportement nous rappelle ces préceptes de Bernard Gui, grand inquisiteur du xive siècle, tirés
de son manuel de l’inquisiteur : « Si quelqu’un discutait ouvertement et manifestement contre la foi, en alléguant les arguments et autorités sur lesquels les hérétiques ont coutume
de s’appuyer, celui-là serait facilement convaincu d’hérésie par les fidèles instruits de l’Église, puisqu’on l’estimerait hérétique du fait même qu’il tente de défendre l’erreur. »
Nous savons ce qu’il advenait de ceux qui étaient convaincus d’hérésie. Le projet de loi comporte d’ailleurs un article
absolument extraordinaire, qui crée un délit spécial de destruction des champs OGM.
La peine encourue pour destruction d’une culture commerciale est passible de deux ans d’emprisonnement et de
75 000 euros d’amende.
Elle est identique à la peine instituée par ce texte pour non-respect des conditions techniques relatives aux distances
entre cultures.
Cela signifie, chers collègues, que les destructions de champs OGM seront passibles d’une peine plus lourde que celle prévue
par le code pénal pour la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui, qui est fixée à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Cela
conduit à une situation juridique où il sera pénalement plus grave de porter atteinte à un champ OGM commercial qu’à un champ classique et même à un champ de culture biologique.
On peine à comprendre cette distinction pour un même délit, à moins que la dimension politique de la destruction d’un champ
OGM ne constitue une circonstance aggravante et que la volonté de la majorité ne soit de créer un délit politique !
En réalité, votre texte pose le problème de la soumission du législateur aux intérêts privés. Celle-ci est pour l’instant
légitimée par les avancées de la connaissance scientifique, mais une soumission sans recul du législateur aux possibilités scientifiques serait la marque d’un scientisme effréné. En gagnant
l’action politique, ce scientisme nous place dans l’incapacité de résister au mouvement de réduction de l’humanité au rang de capital monnayable à d’autres intérêts.
Chers collègues, un haut responsable de l’UMP a expliqué ce matin que les scientifiques donneront leur feu vert. C’est donc
à eux de décider, pas à nous ! En nous perdant dans la passivité d’une réception béate d’une « science fétichisée » soumise aux intérêts de l’argent, nous ne ferions, ni plus ni
moins, que donner à l’argent le droit de dicter l’avenir du monde et d’instrumentaliser l’homme.
Oui, les OGM sont d’abord des organismes politiques, car ils se trouvent au centre du choix que nous pouvons faire d’une
critique du renouveau de la foi scientiste, dont les dérives passées devraient nous alerter gravement. Ce n’est pas aux scientifiques de prendre des décisions : elles relèvent du choix des
seuls politiques. (Exclamations sur les bancs du groupe Union pour la démocratie française.) C’est en effet aux responsables politiques d’apprécier, en tenant compte des progrès de la science,
mais aussi des problématiques environnementales, économiques, sociétales et éthiques. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, disait Rabelais. C’est bien, chers collègues, à notre
conscience que s’adressent les appels à la prudence qui nous sont lancés aujourd’hui.
Au-delà des questions sanitaires ou environnementales, se pose la question de la liberté. Où commence et où s’arrête la
liberté de chacun ? Ou commence et où s’arrête la liberté d’entreprendre ?
Pour nous les choses sont claires. La liberté de chacun s’arrête où commence celle d’autrui. En accordant dès
l’article 1er la liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM, vous avez fait le choix de la liberté des uns contre la liberté des autres. (Vifs applaudissements sur les
bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) La coexistence étant impossible actuellement, vous faites le choix de
favoriser la liberté des pro-OGM et de bafouer la liberté de ceux qui les refusent.
Vous faites le choix de ceux qui vont porter attente à la biodiversité contre ceux qui veulent préserver l’environnement.
Vous faites le choix de privilégier les intérêts financiers des grandes firmes contre l’avis et l’intérêt du plus grand nombre. (« C’est vrai ! » sur les bancs du groupe
socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Ce choix aura des conséquences graves pour tout un pan de notre économie. La plus-value que tirent la France et l’Europe des
productions agricoles tient pour la plupart aux productions de qualité attachées à nos terroirs. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Dans bien des domaines, la généralisation des cultures d’OGM sera incompatible avec les cahiers des charges et les démarches de labellisation, que ce soit dans le domaine des AOC, des IGP ou
des labels. C’est tout un pan de l’agriculture conventionnelle qui sera mise en danger, comme le sera bien évidemment l’agriculture biologique.
Vous faites le choix d’une agriculture modifiée par l’introduction artificielle du gène d’intérêt financier des semenciers.
(« Eh oui ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche. – Exclamations sur quelques bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire.)
Votre texte prévoit que l’agriculteur sera, en bout de chaîne, le seul responsable de plein droit des disséminations et de
la contamination des terrains voisins. Aujourd’hui, aucun assureur ne veut assumer un tel risque : c’est dire le danger ! Pour le groupe socialiste, radical et citoyen, il est
inconcevable de faire porter la responsabilité aux seuls agriculteurs, transformés en boucs émissaires : ce sont avant tout les détenteurs d’autorisation, les distributeurs, l’ensemble de
la filière, qui doivent être appelés à réparer les dégâts déjà prévus dans le texte. Il ne faudrait pas oublier non plus la responsabilité de l’État, qui autorise la mise en cultures alors
qu’il en connaît les risques.
Tout juste acceptez-vous de réparer les dégâts que vous savez inévitables – et dans quelles conditions ! Pour vous, la
liberté se résume donc à la liberté de polluer si l’on paye.
Les lobbies pro-OGM avancent souvent l’argument que les plantes génétiquement modifiées régleront les problèmes de la faim
dans le monde – nous l’avons encore entendu ce soir.
Il ne fait aucun doute que les biotechnologies apporteront, à l’humanité. C’est pourquoi, je le répète, nous vous demandons
de soutenir la recherche publique, indépendante. Toutefois, en l’état actuel des choses, les OGM ne sont pas la réponse au problème de la faim dans le monde, qui est moins un problème de
biotechnologie qu’un problème politique et agronomique. Au contraire, les technologies nouvelles sont utilisées pour réduire les productions vivrières et rendre dépendants les peuples les plus
pauvres. Huit cents millions d’hommes sont sous-alimentés sur notre planète. (« Bien sûr ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.)
Le problème de la faim dans le monde est, je le répète, un problème politique. Nous voyons aujourd’hui les pays les plus
riches accaparer les espaces agricoles pour produire des agrocarburants au détriment des productions alimentaires. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et
divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)
À l’heure actuelle, on estime qu’un homme sur sept ne mange pas à sa faim. Or plus de 50 % de la population mondiale
est composée d’agriculteurs. L’économiste Marcel Mazoyer montre qu’un milliard de paysans travaillent uniquement avec des outils à main. Ce seul chiffre montre que la révolution génétique est
certes fondamentale pour la connaissance et pour l’avenir, mais qu’il relève du pur fantasme de croire qu’elle saura résoudre les problèmes de la faim en augmentant la productivité.
Les deux tiers des personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont des paysans !
Nous attendons les preuves de l’affirmation que les OGM pourront nourrir la planète, mais ces preuves ne viennent pas. En
revanche, les milliers, les millions d’hectares accaparés par les agrocarburants sont retirés aux productions agroalimentaires et ne viendront pas en aide aux peuples qui souffrent de la
faim.
Nous persistons à penser que nous devons accorder au peuple le droit de retrait. Pour l’instant, le projet de loi
gouvernemental sur les OGM ne permet pas ce choix. Il est encore temps de retrouver le sens de l’humanité, qui implique de s’élever au-dessus d’une pensée utilitariste outrancière. À défaut, le
Grenelle de l’environnement n’aura été qu’une parenthèse médiatique enchantée dans le désenchantement du monde.
Mes chers collègues, le texte qui nous est proposé ne va pas dans le sens du service de l’homme. Il fait fi des principes
humains les plus élémentaires et du principe constitutionnel de précaution. C’est pourquoi, je n’en doute pas, vous voterez l’exception d’irrecevabilité. (Mmes et MM. les députés du groupe
socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine se lèvent et applaudissent longuement.)
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http://www.frederiquemassat.com/article-18383530.htmlProjet de loi OGM: Intervention de Frédérique MASSAT2008-04-02T15:21:27Z2008-04-02T15:14:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//mais.jpg" />
« Un projet de loi sur les OGM ne peut se contenter de « transposer » ou d’adapter nos procédures
: il doit aller au-delà de ces avancées juridiques et pleinement contribuer à répondre aux préoccupations et aux exigences des Français sur l’utilisation des organismes génétiquement
modifiés. » Introduction du rapport d’Antoine Herth, Député.
Ces préoccupations et ces exigences des Français quelles sont-elles ?
Les résultats d’un sondage réalisé par CSA en février 2008 indiquent que:
pour 72 % des sondés, il est important
de pouvoir consommer des produits sans OGM
pour 71 % des sondés le «sans OGM» doit
être vraiment sans OGM et non un sans OGM contaminé à 0.9 % comme le prévoit ce projet de loi.
Alors bien sur, vous allez me rétorquer qu’on ne
gouverne pas à coup de sondage et qu’on ne fait pas la loi au gré de l’opinion dominante, en attendant si on prétend répondre aux exigences et aux
préoccupations des Français, on se doit d’écouter leurs messages qui, en l’occurrence, sont clairs et sans équivoque.
Au lendemain du grenelle de l’environnement nombreux étaient ceux qui se félicitaient des
conclusions apportées tant sur le fond que sur la forme. On peut considérer ce texte comme le 1er test
législatif du grenelle, qui va quelque part conditionner le crédit que l’on doit porter aux conclusions du grenelle et à la sincérité gouvernementale de les mettre en
œuvre.
Les déclarations politiques à l’issue du grenelle sur les
OGM.
JL Borloo, le 20/09/07
"Sur les OGM tout le monde est d'accord : on ne peut pas contrôler la dissémination.
Donc on ne va pas prendre le risque"
N.Sarkozy, le 25/10/07
"La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides
;
- la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM
;
- la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux
des OGM.
- (...) dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture
commerciale des OGM pesticides soit suspendue"
Le débat qui s’ouvre aujourd’hui n’est pas pour ou contre les OGM, le débat essentiel est
la définition du SANS OGM, qui conditionne la liberté pour l’agriculteur, le consommateur et le citoyen de
produire et de consommer véritablement sans OGM.
La France comme les autres pays de l’Union Européenne bénéficient, par le biais de la Directive de
2001, d’un mandat légal très large et très fort pour édicter une réglementation sur la coexistence.
L’interprétation plus restrictive de ce mandat et du concept global de coexistence n’a pas de
fondement dans la législation ou les politiques européennes. Par ailleurs, la transformation du seuil d’étiquetage des OGM en un seuil
d’intervention réglementaire pour la coexistence s’appuie sur une interprétation erronée du cadre législatif européen.
Il n’existe aucun fondement juridique justifiant la position selon laquelle les États membres, les agriculteurs et les consommateurs devraient simplement être obligés de tolérer une contamination régulière de produits non-OGM jusqu’à un niveau
de 0,9 % (au maximum) de matériel transgénique.
Les États membres disposent au contraire d’un mandat
explicite pour éviter une présence fortuite de matériel transgénique et préserver la possibilité d’avoir une production et une consommation sans
OGM dans le cadre de leur législation nationale.
Le cadre législatif européen sur les OGM est formellement basé sur le principe de la liberté de choix des consommateurs et des producteurs, et c’est aux États membres de traduire ce principe en une législation rigoureuse et efficace pour préserver la viabilité d’une agriculture sans OGM en Europe , pour
préserver nos territoires et leur biodiversité,
La responsabilité des parlementaires est grande aujourd’hui, François Brottes l'a dit,
« elle est historique ». Et il serait indigne et caricatural de transformer ce débat en une confrontation entre les passéistes et obscurantistes d'un coté et les progressistes et les
éclairés de l'autre,
Aujourd’hui face au caractère
irréversible et incontrôlable de la contamination des OGM, face aux incertitudes sanitaires et
environnementales encore très nombreuses, nous parlementaires français détenons une lourde responsabilité : les choix que nous ferons aujourd'hui
conditionneront à vie nos territoires et leurs populations.
Les OGM portent atteinte au respect d’un « environnement
équilibré » : les preuves abondent concernant les contaminations des cultures non OGM par des pollens transgéniques - même dans le cas du
maïs et à des distances très au-delà des distances dites de sécurité -, ce qui rend impossible une cohabitation des cultures préservant leur spécificité ; particulièrement celle de
l’agriculture biologique qui serait condamnée à terme ; sans parler des effets toxiques imprévus de ces OGM à pesticides sur la biodiversité.
On assiste à une véritable catastrophe écologique dans un pays comme l’Argentine qui s’est laissé
convaincre de se livrer aux cultures intensives de soja transgénique obligeant à utiliser massivement l’herbicide total Round up. Les OGM ne sont pas davantage « respectueux de la
santé » car ils aggravent la pollution par les pesticides et aussi parce que les preuves de leur toxicité sur des animaux de laboratoire nourris avec des OGM se
multiplient.
Compte tenu de la qualité de notre
terroir, de notre tradition gastronomique, de nos labels de nos AOC, de notre agriculture biologique, la législation que nous déciderons de mettre
en œuvre aura de lourdes conséquences sur nos spécificités, notre identité environnementale économique, culturelle et sociale.
Je suis élue du Sud Ouest, de Midi-Pyrénées. En 2007, cette région a concentré 16 000 ha de maïs
OGM SUR 23000 HA, au total, soit plus de 70 %. En Ariège près de 1200 ha de mais OGM ont été plantés.
Depuis plusieurs années, les collectivités locales: régions départements, communes
accompagnent la dynamique locale sur des chartes de qualité sur l’agriculture bio. En Ariège, cela représente 8400 ha pour 145 exploitations et 210 actifs. Demain si le texte est voté en l’état, il n’y aura
plus d’agriculture biologique, il n’y aura plus d’agriculture conventionnelle
Le rapporteur croit rassurer le citoyen, rassurer l’agriculteur en alléguant le fait
que:
Ce seuil de 0,9 % de présence fortuite s’applique à tous
les types de culture, y compris à l’agriculture biologique (1). Celle-ci ne doit d’ailleurs pasoublier que sa logique fondatrice repose sur une obligation de moyens et non sur une obligation de
résultat.
Quelle hypocrisie...................
Cela revient à dire qu’à terme, l’agriculture bio est
condamnée à disparaître : que deviennent les belles déclarations du grenelle de l’environnement qui a décidé de multiplier la surface agricole cultivé en bio par 3 en 5
ans.
Concernant la
biodiversité, nous savons que les OGM ont un impact sur la faune, la flore et les systèmes aquatiques.
Dans le sud ouest , en raison de la
qualités et de la richesse de nos espaces naturels, nous avons:
5 parcs naturels régionaux
295 sites natura 2000
12 réserves naturelles nationales 15 réserves naturels régionales.
Des contraintes fortes pèsent sur ces
territoires du fait de ces labels ou classements, des efforts importants sont faits
par les populations, les professionnels, les élus dans le respect de ces espaces et espèces remarquables.
Actuellement la plupart des chartes des PNR en cours ou en révision se positionnent comme espace sans
OGM.
Premier réseau d’espaces protégés, ils
seront amenés à jouer un rôle essentiel dans la constitution de la trame écologique trame verte et bleue issue du grenelle de l’environnement.
Que deviendront demain ces formidables infrastructures écologiques et le choix fait pas ses populations
d’y vivre??????
Ce projet de loi est une mauvaise réponse à une vraie question sur les
OGM.
Aujourd’hui le citoyen attend de ses parlementaires : de l'honnêteté de la transparence de la vérité.
Il n’attend pas à ce qu’on lui fasse croire que
demain sans le savoir sans pouvoir lutter contre, sans pouvoir vérifier : le SANS OGM sera = à 0.9 % d’OGM,et après-demain toutes les productions contiendront des OGM.
Il attend de ses représentants qu’on lui laisse le choix, le choix d’assumer avec ou sans
OGM.
Alors arrêtons cette HYPROCRISIE qui
consiste à laisser croire que pour la science, pour résoudre le problème de la faim dans le monde, la France doit se doter d'une législation qui demain aura pour conséquence de généraliser les
OGM sur notre territoire dans sa production et dans la nature.
La France a besoin d'une loi mais cette loi n'est pas la bonne réponse à la problématique des
OGM,
Oui, il faut aider les scientifiques à apporter des réponses construites à la question des OGM. Mais la
science ne sera libre que lorsque les résultats des travaux de recherche ne seront pas soumis à la pression des indices boursiers. DONC OUI A LA RECHERCHE PUBLIQUE.
Oui, il faut que les méthodes de recherche ne compromettent pas l’avenir. Tant que les mécanismes de
contamination (pollens,…) ne sont pas maîtrisés, on ne pourra autoriser les essais en plein champ qu’avec des conditions rigoureuses de sécurité.
Oui, les consommateurs doivent être respectés. Ils doivent pouvoir savoir s’il y a ou non des OGM dans les
produits qu’ils achètent.
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--&amp;gt;
http://www.frederiquemassat.com/article-18199031.htmlFrédérique Massat contre la vie chère2008-03-28T13:45:09Z2008-03-28T13:32:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//pouvoird-achat2.jpg" />
Face à l'impasse économique et budgétaire dans laquelle la politique gouvernementale a conduit la France, les
Socialistes ont demandé la tenue d'un débat au Parlement sur la situation économique, sociale et financière du pays. Refusé par le Premier ministre, ce débat aurait pourtant permis au
Gouvernement, dont la responsabilité dans la dégradation de la situation de notre pays est engagée, d'indiquer aux Françaises et aux Français quelles sont ses intentions pour y faire face.
Confrontés au mutisme du gouvernement, les députés socialistes ont choisi d'y consacrer leur niche parlementaire (créneau réservé à un ordre du jour proposé par les Socialistes).
Les députés socialistes proposent de revoir l'intégralité de la politique économique et sociale menée actuellement
par la France puisqu'elle n'est pas en phase avec la situation réelle du pays. Construit sur un mensonge, le budget 2008 est inapplicable. Il ne prend pas en compte la faiblesse du Dollar,
l'impressionnante hausse du baril du pétrole, la crise des sub-primes, la faiblesse de la croissance - qui dans le meilleur des cas sera de 1,8% mais plus probablement entre 1,5 et 1,6% -, les
taux records de l'inflation jamais atteints depuis mai 1992 (la hausse des prix depuis l'année dernière des produits de grande consommation dans la grande distribution s'est accrue en moyenne de
4,6 % avec des augmentations allant jusqu'à 9,3% pour le fromage et 13% pour la volaille), les déficits records du commerce extérieur, etc.
Les faibles marges de manoeuvre dont disposait le Gouvernement pour relancer la croissance ont été dilapidées cet été
par les défiscalisations des heures supplémentaires, le renforcement du bouclier fiscal et la suppression des droits de successions, mesures dont l'inefficacité n'est plus à prouver puisque huit
mois après rien n'a changé.
Alors que le Gouvernement multiplie les effets d'annonce, les députés socialistes font des propositions concrètes
pour améliorer de façon immédiate le pouvoir d'achat de tous les Français:
1/ Augmenter les revenus :
En liant exonération de cotisations sociales et augmentation de
salaires
En mettant en oeuvre un plan de rattrapage dans la fonction
publique
En revalorisant sans attendre le SMIC pour tenir compte de
l’inflation
En majorant de 50 % la Prime pour l’emploi
En revalorisant les petites pensions de retraite durablement
En organisant une conférence salariale pour augmenter le SMIC et les
rémunérations
En luttant contre la précarité des salariés
En luttant contre le creusement des inégalités salariales dans
l’entreprise.
2/ Baisser les prix des produits alimentaires :
En répercutant en faveur des consommateurs les marges obtenues par la grande
distribution sur les producteurs.
En baissant la TVA, notamment sur des produits de première nécessité et les produits
alimentaires.
3/ Diminuer le coût du logement :
En encadrant tous les loyers et en revalorisant les aides au
logement.
En facilitant l’accès au logement et notamment au logement social par le respect de la
loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants.
En plafonnant les taux variables sur certains crédits immobiliers.
4/ Maîtriser les coûts de l’énergie :
En généralisant le chèque transport à tous les salariés qui utilisent leur véhicule ou
d’autres modes de déplacement pour se rendre à leur travail.
5/ Encadrer le crédit à la consommation :
En responsabilisant les établissements de crédit qui doivent s’informer préalablement
de la solvabilité des emprunteurs.
En améliorant la prévention contre le surendettement.
6/ Favoriser la participation des salariés aux résultats des entreprises
:
En rendant obligatoire la participation au sein des entreprises de moins de 50
salariés.
En équilibrant salaires et épargne salariale dans l’évolution des
rémunérations.
En assurant la pérennisation de toutes mesure exceptionnelle de prime, en obligeant les
entreprises qui versaient de telles primes à négocier la mise en place d’accords de participation ou d’intéressement
Ces propositions seront financées:
En conditionnant les stock-options à la mise en place d’accords de participation (dans
les entreprises où elle n’était pas obligatoire) et d’intéressement.
Un prélèvement exceptionnel sur les profits des compagnies
pétrolières.
La suppression du bouclier fiscal.
La suppression de l’exonération de TIPP dont bénéficie le transport
aérien.
La suppression du dispositif d’amortissement de Robien dans
l’immobilier.
La création d’une contribution de 8 % sur les revenus tirés des
stock-options.
Les prélèvements nouveaux issus des décisions récentes du gouvernement et de la
majorité désormais supportées par les Français, doivent être supprimés.
Les taxes sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires
doivent être abrogées.
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http://www.frederiquemassat.com/article-17797930.htmlRévision générale des politiques publiques: Frédérique Massat interroge le Ministre de l'écologie2008-03-17T15:00:07Z2008-03-17T14:53:00ZFrédérique MASSAThttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1031389.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/54/59/62//rgpp.gif" />
Mme Frédérique Massat interroge le Ministre de l'écologie, du développement et de
l'aménagement durable sur les conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques dans l'organisation des services dédiés à ce ministère sur le territoire
ariègeois.
En effet, la RGPP prévoit la suppression de tous les services déconcentrés de l'État,
en région comme en département, en les plaçant sous l'autorité des préfets de région et en ne conservant que les fonctions régaliennes de l'État au sein des préfectures. Elle prévoit également la
création d'agences ou d'établissements publics, voir même l'externalisation vers le privé de certaines missions de service public (« privatisation » des permis de construire). Dès lors,
la présence territoriale de l'État ne relèvera plus que du ministère de l'Intérieur. Cette nouvelle organisation, signe du désengagement croissant de l'Etat dans de plus en plus de domaines, sera
source d'inégalités entre les usagers, entre les citoyens entre les collectivités et entre les territoires.
Les territoires ruraux subissent la disparition de bon nombre de leurs services
publics. Dans le cas de l'Ariège, force est de constater la centralisation de nombreuses directions à Toulouse au dépend des usagers les reculés.
Au regard de ce qui est annoncé, elle lui demande de s'engager à maintenir des
services publics de qualité et de proximité et à garantir la pérennité des emplois des agents relevant de ce ministère.
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