Partager l'article ! Transparence de la vie politique: MM. Copé et Jacob ont-ils quelque chose à cacher?: Alors que d'un côté l'UMP ...

------------------------------------------------------
Télécharger ICI les bilans législatifs annuels de la Députée
Alors que d'un côté l'UMP dit s'attaquer à la délinquance et à l'insécurité en adoptant la Loppsi 2, de l'autre elle se montre nettement plus laxiste envers les élus fraudeurs.
Déposée par le député UMP Jean-Luc Warsmann la proposition de loi relative à la transparence de la vie financière de la vie politique a suscité de vifs débats. En commission des lois, les députés avaient adopté de justesse un amendement prévoyant que les députés qui auraient « omis sciemment » de déclarer « une part substantielle » de leur patrimoine ou en auraient fourni « une évaluation mensongère » à la Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) seraient passibles d'une peine de deux ans de prison. Outre cette peine de prison, l'amendement prévoyait en cas de déclaration incomplète ou de mensonge, une amende de 30 000 euros et, le cas échéant, l'interdiction des droits civiques.
Considérant que cette amendement allait dans le bon sens, les députés socialistes l'avaient soutenu. Mais en séance lundi dernier, Christian Jacob (le nouveau Président du groupe UMP de l'Assemblée) a défendu la suppression de ces mesures sur demande de Jean-François Copé, actuellement à l'étranger, au motif que la nouvelle incrimination pénale n'a pas lieu d'être.
Confronté à la bronca de l'opposition et d'une partie de la majorité, Christian Jacob a été contraint de déposer une nouvelle version de son amendement qui retire la peine de deux ans de prison mais préserve l'incrimination pénale et la possibilité pour le parquet de prononcer une peine d'inéligibilité en cas de fausse déclaration.
Face à cette obstination de messieurs Jacob et Copé, on peut légitimement s'interroger pour savoir ce qu'ils ont à cacher. Ce genre d'attitude ne fait qu'alimenter les mauvais procès d'intention qui pèsent sur les élus et ne participe pas à la moralisation de la vie politique.
Pour leur part, Frédérique MASSAT et les députés socialistes se sont toujours inscrits en faveur de plus de transparence et l'ont démontré à maintes reprises, notamment en proposant un certains nombres de textes examinés cette année à l'Assemblée nationale mais qui, faute du soutien du Gouvernement et de sa majorité, n'ont pu être adoptés.
- Liste des groupes d'études
- Liste des groupes d'amitié