Partager l'article ! Proposition de loi sur le droit de finir sa vie dans la dignité: intervention de Frédérique MASSAT: Les députés du groupe socialiste ...
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"Les attentes d'une population mieux informée, qui vit plus longtemps et à laquelle sont reconnus de nouveaux droits du patient ont changé.
Des états étrangers, proches de nous, font l'expérience de nouvelles législations sur le droit de finir sa vie dans la dignité et une réflexion internationale s'ébauche, à laquelle nous législateur français ne devons pas rester indifférent.
Il est dommage, mais sans doute inévitable, que ces questions se posent trop souvent sous le coup de mouvements émotionnels - intenses, suscitant - une compassion si forte que les réflexions prennent une tournure passionnelle et se brouillent.
Il apparaît comme une évidence que personne ne veut terminer sa vie dans d’intolérables souffrances, avec le sentiment d’avoir perdu sa dignité, de ne plus faire partie de la communauté des vivants. Tout le monde souhaite une mort douce et sans calvaire.
Tout le monde souhaite être aidé, et personne n’envisage qu’un proche mourant soit laissé seul dans la
souffrance.
Ce sont la perte de l’autonomie, la dépendance aux autres, ajoutées à la souffrance
qui font perdre au sujet sa dignité et l’estime qu’il a de sa propre existence.
On doit alors lui permettre de choisir la mort, or l'état actuel du droit n'apporte aucune réponse.
Il naît de cette absence un problème de droits de l'homme ,
Fait partie de ces droits celui d'aborder la fin de vie, quelle que soit l'évolution des techniques médicales et de l'organisation sociale, d'une manière qui aura été voulue et souhaitée par chacun, le mieux possible protégé contre la souffrance, le mieux informé et tout ceci dans des conditions d'égalité.
Et c'est un enjeu au nom des droits de l'homme que de répondre aux défaillances de la législation actuelle apportée aux situations de fin de vie qui ne se confond pas avec la réponse à faire à la demande relativement exceptionnelle d'une personne qui souhaite mettre fin à ses jours.
Ainsi en complétant le code de la santé publique par cet encadrement strict de l'aide active à mourir, les législateurs que nous sommes assumons notre responsabilité et comblons un vide juridique en mettant fin aux inégalités devant la fin de vie et en apportant des réponses appropriées aux attentes de nos concitoyens
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