Partager l'article ! Débat sur la sécurité des réseaux d'approvisionnement en électricité: intervention en séance: Retrouvez ci-dessous l'intervention de ...
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Lundi 20 février:

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Il y a un an la tempete KLAUSS frappait le departement de l'Ariège
45 000 usagers coupés le samedi 24 janvier 2009
45 % des communes ariégeoises avaient + de 75 % d’abonnés sans électricité.
80 % du réseau aérien HTA (moyenne tension) touché.
130 supports cassés.
181 incidents recensés
Pour (77 %) la cause des incidents est imputable à la végétation.
23 % sont dûs à une défaillance mécanique.
Traitement de la crise
La perte de connaissance du terrain couplée à un niveau de décision recentré à l’échelon régional ont freiné une réalimentation plus rapide des usagers.
erreurs de livraison dans l’acheminement des matériels venus de l’extérieur du département (groupe électrogènes, supports…),
pénurie de moyens humains connaissant le terrain et les réseaux permettant une détection plus rapide des incidents et par conséquent une réalimentation des abonnés dans les meilleurs délais ( conséquence de la politique de fermeture des agences locales d'edf)
. entreprises ariégeoises chargées d’aller dépanner dans un département voisin dont le terrain leur était inconnu alors que l’Ariège bénéficiait du renfort d’entreprises extérieures qui découvraient notre département.
la centralisation régionale de l’agence de conduite des réseaux qui EST RESPONSABLE d’importants délais d’attente (1/2 journée) entre réparation d’un incident et autorisation de remise sous tension
.insuffisance des informations données à l’autorité concédante et aux maires chargés de rassurer leurs populations sur les délais possible de réalimentation malgré la mise en place de la cellule de crise d’ERDF.
Bref autant d'élements qui n'ont pas facilité le retour à la normale pour les populations dans ces moments de crise
Mais la gestion de tel évenement climatique doit être faite en amont par une PRIORISATION EN TERME DE SECURISATION qui necessitent des investissements lourds sur les territoires
En Ariège depuis 1999, ERDF a orienté ses investissements sur le bouclage HTA souterrain autour des zones boisées et sur l’élagage ,
Malgré ces travaux la tempête Klauss de janvier 2009 bien que moins forte que celle de 1999 a tout de même touché 80 % du réseau aérien HTA.
Il faut reconnaître certes les travaux réalisés mais constater également leur nette insuffisance, et leur médiocre réalisation concernant l'élagage qui confié à des entreprises peu sérieuses( mais les – chères) n'a pas correctement été réalisé.
Dans un département de montagne tel que l’Ariège dont les réseaux sont réputés très sensibles aux aléas climatiques majeurs et à la végétation, le pourcentage de réseau moyenne tension souterrain est passé de 14.2 % en 1999 à seulement 26.4 % en 2009 (382 km enterrés en 9 ans).
Il est nécessaire d’orienter massivement et prioritairement les investissements vers ces aménagements cohérents.
La fréquence des évènements climatiques pas forcément majeurs mais suffisamment importants pour déstabiliser notre distribution d’électricité doit aujourd’hui être sérieusement prise en compte.
En terme de qualité si l’on se réfère à l’indicateur de qualité utilisé par ERDF (critère B) : temps de coupure moyen par usager basse tension et par an), on constate au niveau national une baisse de cette durée
de 1h55 (115 mn) en 1992 à 1h34 (94 mn) en 2007, 1h20 (80mn) en 2009.
En Ariège ce critère temps de coupure moyen par usager toutes causes confondues est passé de 1h45 (105 mn) en 2000 à 2h48 (168 mn) en 2008 avec une valeur à 9h02 (542 mn) pour le 2009 à l’image de nombreux autres départements impactés par la tempête Klauss.
Ces valeurs confirment les faibles investissements réalisés pour la mise en souterrain des ouvrages et le remplacement des lignes aériennes en fils nus.
Ceux-ci doivent en effet être privilégiés pour rendre les réseaux moins sensibles aux aléas climatiques et renforcer la continuité de la fourniture et la qualité de l’électricité distribuée.
L'engagement du concessionnaire à travers la signature du cahier des charges visant à ce que plus aucun client ne subissent par an plus de 6 coupures superieures à une minute en raison d'incidents sur le réseau moyenne tension est loin d'être atteint en ariege.
En effet les chiffes sont éloquents
en 2004 1331 clients subissaient plus de 6 coupures /an sup à 1 mn
en 2008 8192 clients subissaient plus de 6 coupures /an sup à 1 mn
D'ou l'urgence à agir
La tempête de janvier 2009 a permis de constater qu’avec des moyens additionnels venus de toute part, l’alimentation des usagers a été rétablie sensiblement plus rapidement qu’en 1999.
Cependant, certaines résolutions prises après la tempête de 1999 ont été abandonnées ou modifiées. Elles doivent aujourd’hui être reprises et menées à terme.
Ainsi, par exemple en Ariège, la démarche de sécurisation des lieux de vie par commune, s’est brusquement arrêtée depuis juin 2003, faute d’interlocuteur à ERDF.
Aujourd’hui, l’évidence est là, il est nécessaire de travailler rapidement ensemble, concessionnaire, commune, Syndicat, Etat à la sécurisation de ces points de vie.
L’autorité concédante avec sa connaissance du terrain pourra œuvrer pour prioritairement orienter ses investissements de renforcement de réseau basse tension en direction des lieux de vie qui seront définis aux côtés d’ERDF qui doit s’investir sur la moyenne tension.
A l’échelle nationale, prévue en 2002 au rythme de 6 000 km/an, la dépose des fils aériens HTA à risques a rapidement plafonné à 3 000 km/an.
Pour la basse tension, la dépose des fils aériens BT s’est stabilisée à 4 250 km/an au lieu des 8 000 km/an.
Il faut aujourd’hui une politique AMBITIEUSE,
La notion d’investissement de sécurisation constitue une composante essentielle de la politique de qualité dans laquelle concessionnaire et concédant sont partenaires et parties prenantes techniquement et financièrement.
Il est nécessaire d' harmoniser le rythme des investissements sur le réseau de distribution avec celui engagé sur le réseau de transport pour parvenir à une remise à niveau des 2 réseaux d’ici une dizaine d’années.
Il est primordial que le concessionnaire se réapproprie une connaissance du terrain qui aujourd’hui lui fait défaut en raison d’une réorganisation à l’échelle régionale ou suprarégionale.
Cette réorganisation ne lui permet pas une réactivité suffisante quand il s'agit d'intervenir sur les réseaux.
La securisation des réseaux electriques, parent pauvre de la stratégie d'EDF ERDF et de l'Etat est une priorité pour nos concitoyens, et l'aménagement de nos territoires,
Alors que les choix d'investissement de l'entreprise publique ont été autres que la sécurisation du réseau : acquisition à l'étranger, rétribution des actionnaires, rémunération des dirigeants, emprunt grand public ....
Il est temps que l'Etat rappelle EDF à ses obligations et que ce vaste et couteux chantier soit sérieusement engagé et priorisé.
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