Partager l'article ! Projet de loi de finances pour 2008: l'incapacité du gouvernement à relancer la croissance: Depuis mardi dernier ont débuté à l ...
Vendredi 10 février:

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Annoncé comme rigoureux ce projet de loi de finances est contraint de s'adapter à un double héritage: celui de la situation très dégradée des comptes publics depuis l'arrivée de la droite au pouvoir en 2002 et celui du projet de loi TEPA (Travail, Emploi et pouvoir d'achat) voté cet été qui, par ses 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux, a dilapidé toutes les marges de manoeuvre disponibles.
Une fois encore la droite sanctionne les ménages les plus modestes pour avantager les plus fortunés. Elle transfère sur les classes moyennes les impôts dont elle exonère les plus aisés. La situation est d'autant plus préoccupante que ce fameux « paquet fiscal » n'a pas provoqué les effets escomptés sur le pouvoir d'achat des Français. Le gouvernement a été contraint de revoir à la baisse ses hypothèses de croissance sur lesquelles est bâti le projet de loi de finances passant de 2,5% à seulement 2,25% alors que nos voisins européens affichent des taux nettement plus élevés. Par ailleurs, l'augmentation permanente du coût de la vie conjuguée au refus de la droite à vouloir proposer des hausses de salaires, à sa volonté de désindexer le SMIC ou à la disparition de sa promesse d'augmenter de 25% les petites pensions conduit invariablement à une dégradation du pouvoir d'achat des petits revenus.
Ce budget 2008 marque un peu plus encore le désengagement de l'État puisqu'il s'appuie sur les collectivités territoriales pour pallier ses carences dans de multiples domaines tout en diminuant fortement ses dotations compensatrices telle celle pour la taxe professionnelle qui sera abaissée de 20% en 2008.
L'étude de ce projet de loi de finances permet une fois de plus de constater la trahison des engagements pris par le Président de la République. Alors qu'il s'affichait pendant la campagne présidentielle comme le Président de tous les Français, Nicolas Sarkozy s'est jusqu'à présent désintéressé de la grande majorité d'entre eux préférant les taxer davantage à l'instar des fameuses franchises médicales ou de la hausse de la TVA.
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