Partager l'article ! Frédérique MASSAT et les députés socialistes votent contre le budget 2009: Chaque année, le Parlement vote le budget de l'État. Il s' ...
Vendredi 10 février:

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Chaque année, le Parlement vote le budget de l'État. Il s'agit d'une période cruciale puisqu'à cette occasion sont fixées les recettes et les dépenses de l'État. Les choix budgétaires du Gouvernement permettent ainsi de déterminer les priorités et les orientations qu'il entend prendre.
En ces temps de crise généralisée, cet exercice est d'autant plus important qu'il conditionne la relance de notre économie et, par conséquent, de la croissance.
Or, force est de constater qu'il ne comporte aucune mesure permettant d'atténuer les effets de cette crise économique et sociale et d'éviter que les conditions matérielles de nos concitoyens ne se dégradent davantage.
Alors que 5 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, le Gouvernement et sa majorité leur font l'affront de voter un amendement permettant d'octroyer à quelques centaines voir milliers de contribuables, parmi les plus aisés, un nouvel avantage fiscal.
Affichant une volonté de rétablir à travers cette loi de finance une certaine justice fiscale, les députés de l'UMP et le Gouvernement ne sont malheureusement pas passés aux actes. En effet, non seulement le plafonnement global des niches fiscales ne couvre en réalité pas toutes les niches, mais il ne rapportera que 200 millions d’euros quand le bouclier fiscal en coûte à lui seul 260 milliards.
Absence de disposition budgétaire en faveur des banlieues, absence de mesure en direction des petites et moyennes entreprises dont les capacités d’autofinancement sont historiquement basses, absence de solution aux questions urgentes en matière de logement ou d’emploi alors que chacun sait que le chômage va s’accroître dans des proportions tout à fait préoccupantes, tels sont les principaux constats dressés par les députés socialistes.Initialement construit sur une hypothèse de croissance de 1%, le projet prévoyait un déficit pour 2009 d'à peine 52,1 milliards, corrigé à 52,2 milliards au cours des débats et désormais annoncé à 57,6 milliards d'euros soit, avec 3,1% du Produit intérieur brut, un dépassement des limites du Pacte européen de stabilité. Depuis la présentation du projet fin septembre, le gouvernement a également revu ses prévisions de croissance, désormais attendues entre 0,2 et 0,5.
La promesse d'un retour à l'équilibre budgétaire en 2012 a par la même occasion été abandonnée, le gouvernement tablant
désormais sur un déficit de 1,2% à la fin du quinquennat.
Face à l'impréparation de ce budget et aux choix politiques qui le guident, Frédérique MASSAT et ses collègues socialistes ont voté contre.
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