Mardi 18 décembre 2007
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Mme Frédérique Massat attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement
durables, sur le projet de ligne à très haute tension qui doit relier la France et l'Espagne. Elle souhaiterait savoir quelle est l'opportunité d'une telle opération et la méthode
qu'il envisage utiliser pour prendre la décision. De plus, elle désirerait connaître de quelles manières seront informées les populations concernées. Enfin, elle lui demande de bien vouloir lui
indiquer si l'Ariège sera à nouveau concernée par ce projet.
Réponse du ministère:
Lors du séminaire intergouvernemental qui s'est tenu à Saragosse le 27 juin 2008 les gouvernements français et espagnol ont conclu un accord sur la réalisation d'une liaison électrique
entre les deux pays. L'accord sur ce projet, déclaré d'intérêt européen par la commission européenne, fait suite au rapport présenté aux deux gouvernements par M. Monti, coordonnateur
européen. À la suite de plusieurs réunions de concertation tenues localement, ce rapport a préconisé une solution exceptionnelle : la mise totale en souterrain d'une ligne à courant continu entre
les postes électriques de Baixas (France) et Santa Llogaia (Espagne), en utilisant, dans la mesure du possible, les couloirs d'infrastructures déjà existants. Pour la partie française, la future
ligne électrique sera implantée dans le département des Pyrénées-Orientales. Les analyses conduites confirment que le renforcement de l'interconnexion entre la France et l'Espagne aura des effets
positifs en matière de sécurité des réseaux, d'optimisation des parcs de production des deux pays, d'exploitation des potentiels d'énergies renouvelables intermittentes comme l'éolien et donc de
réduction des émissions de CO2, ainsi que de maîtrise des prix de l'électricité pour les entreprises et les ménages. Les gestionnaires des réseaux de transport d'électricité français et le red
electrica espagnol (RTE et REE) ont créé une société commune pour conduire ce projet. Pour sa partie implantée en France, ce projet fera l'objet d'une concertation menée, avec les parties
intéressées (élus, associations, services...), par le préfet des Pyrénées-Orientales. À l'issue de cette concertation, qui permettra de définir le tracé de moindre impact, une enquête publique
sera réalisée. Par ailleurs, saisie début octobre 2008 par RTE, la commission nationale du débat public a rappelé que ce projet avait déjà fait l'objet d'un débat public en 2003. Elle a néanmoins
recommandé à RTE de mettre en oeuvre, sous l'égide d'une personnalité indépendante, une concertation avec les populations concernées jusqu'à l'enquête publique et durant les travaux.