Mercredi 2 juillet 2008
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Lors des élections législatives de juin 2007, les candidats socialistes se sont présentés devant les Français avec une idée force : construire une République
équilibrée pour permettre au pays de sortir de ses difficultés et de se rénover sans se déchirer.
Sur toutes les grandes questions, la crise économique, le pouvoir d'achat, la durée légale du travail, l'environnement, les libertés, les institutions, la place de la France dans le monde, les
députés socialistes ont contraint le pouvoir à s'expliquer, à composer voire à reculer. Ils ont cherché à offrir des alternatives à travers le dépôt de propositions de loi ou d'amendements.
Une opposition utile aux Français qui a mis en lumière l'inefficacité et l'injustice du paquet fiscal, qui a révélé les mensonges des heures supplémentaires, le scandale des niches
fiscales, le danger de contamination des OGM, l'impasse de la guerre en Afghanistan. Elle a sauvegardé la durée légale du travail, empêché des ponctions nouvelles sur les ménages modestes.
Ces batailles difficiles, souvent obscures, seront poursuivies sur les inégalités du système de santé qui sont en train de tuer la sécurité sociale ; sur la présidence française de l'Union
européenne qui oublie toutes les ambitions sociales.
Non la France ne se résume pas à M. Sarkozy et à sa rupture de pacotille. Il existe au Parlement une gauche qui se bat, qui se rénove, qui cherche des chemins nouveaux.
Une gauche qui veut concilier solidarité et performance, convictions et résultats.