Monsieur le Président ,
De diverses sources, j'apprends l'imminence de certaines restructurations successives qui ne manqueront pas d'affecter les services postaux dans le Département de l'Ariège.
Lors de nos divers contacts au titre de L'ANEM, je n'avais pas manqué d'évoquer les conséquences néfastes sur notre territoire de la suppression des bureaux de plein exercice, de la diminution de l'amplitude horaire des points de contact mais aussi celles qui concernent le courrier, les retards, la non distribution pour cause de tournées à découverts, etc, etc...
Il est également question de la prochaine fusion de La Poste ariégeoise dans l'organisation régionale basée à Toulouse. Cette suppression d'une telle unité opérationnelle oeuvrant au coeur de son dispositif est d'ores et déjà pour les élus de l'Ariège un signe fort de désengagement de votre entreprise, aggravé par une absence de concertation et de dialogue.
Il est de ma responsabilité de vous informer que les parlementaires, les conseillers généraux, les maires et les usagers sont excédés par ce qu'ils considèrent comme un nouvel abandon du service public qui leur tient le plus à coeur, leur chère Poste avec tout ce que cela véhicule d'affectif et d'important pour les Ariégeois.
Je me permets d'ajouter que votre entreprise ne fait pas le meilleur choix en donnant le sentiment aux habitants de notre département que le salut économique viendrait de la métropole toulousaine. Outre le réflexe de ne plus faire appel à ses services, la Poste ne prend pas en compte l'évolution démographique des zones rurales comme les nôtres. J'avais déjà eu l'occasion de vous dire que nous allons connaitre un ressac extraordinaire d'exode, l'exode urbain prenant désormais le pas sur l'exode rural. Ce ne sont plus ni des suppositions, ni des frémissements mais des tendances lourdes. En effet, l'INSEE avance qu'au 1ier janvier 2008, l'Ariège sera passée de 137 000 à 151 000 habitants au cours des 8 dernières années, à raison de 1,1 % / an d'augmentation de tout ce qui remonte du terrain témoigne que ces flux migratoires vont s'accentuer dans les 10 ans à venir.
J'ai toujours pensé que les services de proximité de votre entreprise avaient de l'avenir sur un territoire d'avenir. Je ne perds donc pas espoir que le bon sens reprendra ses droits et que la Poste conserve à l'identique son armature directionnelle en Ariège, pour l'Ariège, pour une Ariège à nouveau conquérante.
Après vous avoir rappelé qu'il n'est jamais trop tard pour rattraper une erreur, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes sentiments les plus respectueux .
Frédérique Massat et Henri Nayrou
Députés de l'Ariège
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Mme Frédérique Massat attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur le projet de décret concernant le temps que les conseillers prud'hommes doivent consacrer à l'étude d'un dossier et à la rédaction d'une décision de justice. Elle lui rappelle que si cette disposition était adoptée, elle aurait des conséquences graves sur la qualité des décisions mais aussi sur la durée des procédures ce qui risque de poser problème en cas de désaccord entre les conseillers sur le temps à consacrer à une affaire. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les dispositions envisagées par le gouvernement afin que les conseillers prud'hommes puissent exercer normalement leur mandat.



