
Face à l'impasse économique et budgétaire dans laquelle la politique gouvernementale a conduit la France, les Socialistes ont demandé la tenue d'un débat au Parlement sur la situation économique, sociale et financière du pays. Refusé par le Premier ministre, ce débat aurait pourtant permis au Gouvernement, dont la responsabilité dans la dégradation de la situation de notre pays est engagée, d'indiquer aux Françaises et aux Français quelles sont ses intentions pour y faire face. Confrontés au mutisme du gouvernement, les députés socialistes ont choisi d'y consacrer leur niche parlementaire (créneau réservé à un ordre du jour proposé par les Socialistes).
Les députés socialistes proposent de revoir l'intégralité de la politique économique et sociale menée actuellement par la France puisqu'elle n'est pas en phase avec la situation réelle du pays. Construit sur un mensonge, le budget 2008 est inapplicable. Il ne prend pas en compte la faiblesse du Dollar, l'impressionnante hausse du baril du pétrole, la crise des sub-primes, la faiblesse de la croissance - qui dans le meilleur des cas sera de 1,8% mais plus probablement entre 1,5 et 1,6% -, les taux records de l'inflation jamais atteints depuis mai 1992 (la hausse des prix depuis l'année dernière des produits de grande consommation dans la grande distribution s'est accrue en moyenne de 4,6 % avec des augmentations allant jusqu'à 9,3% pour le fromage et 13% pour la volaille), les déficits records du commerce extérieur, etc.
Les faibles marges de manoeuvre dont disposait le Gouvernement pour relancer la croissance ont été dilapidées cet été par les défiscalisations des heures supplémentaires, le renforcement du bouclier fiscal et la suppression des droits de successions, mesures dont l'inefficacité n'est plus à prouver puisque huit mois après rien n'a changé.
Alors que le Gouvernement multiplie les effets d'annonce, les députés socialistes font des propositions concrètes pour améliorer de façon immédiate le pouvoir d'achat de tous les Français:
1/ Augmenter les revenus :
En liant exonération de cotisations sociales et augmentation de salaires
En mettant en oeuvre un plan de rattrapage dans la fonction publique
En revalorisant sans attendre le SMIC pour tenir compte de l’inflation
En majorant de 50 % la Prime pour l’emploi
En revalorisant les petites pensions de retraite durablement
En organisant une conférence salariale pour augmenter le SMIC et les rémunérations
En luttant contre la précarité des salariés
En luttant contre le creusement des inégalités salariales dans l’entreprise.
2/ Baisser les prix des produits alimentaires :
En répercutant en faveur des consommateurs les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs.
En baissant la TVA, notamment sur des produits de première nécessité et les produits alimentaires.
3/ Diminuer le coût du logement :
En encadrant tous les loyers et en revalorisant les aides au logement.
En facilitant l’accès au logement et notamment au logement social par le respect de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants.
En plafonnant les taux variables sur certains crédits immobiliers.
4/ Maîtriser les coûts de l’énergie :
En généralisant le chèque transport à tous les salariés qui utilisent leur véhicule ou d’autres modes de déplacement pour se rendre à leur travail.
5/ Encadrer le crédit à la consommation :
En responsabilisant les établissements de crédit qui doivent s’informer préalablement de la solvabilité des emprunteurs.
En améliorant la prévention contre le surendettement.
6/ Favoriser la participation des salariés aux résultats des entreprises :
En rendant obligatoire la participation au sein des entreprises de moins de 50 salariés.
En équilibrant salaires et épargne salariale dans l’évolution des rémunérations.
En assurant la pérennisation de toutes mesure exceptionnelle de prime, en obligeant les entreprises qui versaient de telles primes à négocier la mise en place d’accords de participation ou d’intéressement
Ces propositions seront financées:
En conditionnant les stock-options à la mise en place d’accords de participation (dans les entreprises où elle n’était pas obligatoire) et d’intéressement.
Un prélèvement exceptionnel sur les profits des compagnies pétrolières.
La suppression du bouclier fiscal.
La suppression de l’exonération de TIPP dont bénéficie le transport aérien.
La suppression du dispositif d’amortissement de Robien dans l’immobilier.
La création d’une contribution de 8 % sur les revenus tirés des stock-options.
Les prélèvements nouveaux issus des décisions récentes du gouvernement et de la majorité désormais supportées par les Français, doivent être supprimés.
Les taxes sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires doivent être abrogées.







