Les élus socialistes et républicains se sont réunis autour de Ségolène Royal, ce dimanche 18 mars, à Paris.Les élus ariégeois étaient présents parmi lesquels, Jean Pierre BEL, Augustin BONREPAUX, Jean Noel FONDERE, Marc CARBALLIDO, Frédérique MASSAT, Richard SENSSAC, Kamel CHIBLI...
Devant 4.000 maires, conseillers généraux ou régionaux réunis à la porte de Versailles, Ségolène Royal appelle à enterrer la Ve République : "Cette République nouvelle dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde, cette République nouvelle nous la réussirons. Et lorsque nous l'aurons réussie, grâce au vote des Français dans un référendum, notre République sera ancrée sur ses traditions mais en même temps tournée vers le futur. Alors à ce moment-là, oui ce sera notre VIe République", a poursuivi la candidate socialiste.
La nouvelle République de Ségolène Royal s'appuie sur quatre piliers: - "démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats, démocratie sociale "qui va faire à la France un bond dans le futur", démocratie participative et démocratie territoriale.
"Nous laissons le soin à Nicolas Sarkozy et François Bayrou de s'agripper aux oripeaux de la Ve République", se félicite Arnaud Montebourg.
La candidate socialiste a fait monter sur la scène tous les dirigeants socialistes présents "Merci du fond du cœur pour votre parrainage. Plus de 4.000 signatures sont arrivées au Conseil constitutionnel Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants. Vous qui consacrez votre vie au bien public, vous savez que c'est le désintéressement qui fait les grands destins. Si je suis ici devant vous c'est d'abord parce que je suis une des vôtres", explique-t-elle en retraçant son parcours de conseillère municipale, générale, député et présidente de région.
Claude Bartolone explique que le "partage des tâches" est clair. A la candidate de dérouler ses propositions, à Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, "l'entreprise de démolition" des candidats de l'UMP et de l'UDF.
"Chaque fois que l'UDF est en responsabilité, chaque fois qu'elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns ou avec les autres", explique le premier secrétaire du PS. "Elle le fait toujours avec la droite et rien qu'avec la droite parce que c'est dans sa nature, parce c'est dans sa culture".
L'apolitisme, "vieille ritournelle", "c'est toujours l'arme de la droite lorsqu'elle est faible". François Bayrou, "c'est le faux changement", dénonce François Hollande, rappelant que le candidat UDF a été ministre d'Edouard Balladur et Alain Juppé, "a été formé par Jean Lecanuet" et "a servi Giscard. Oui, je le reconnais, il est neuf, aussi neuf que la République".
"Nous allons gagner, rien n'est acquis, tout est possible. Quelque chose est en train de changer. De plus en plus, chaque jour, il apparaît que François Bayrou est une illusion, que Nicolas Sarkozy est une inquiétude et que Ségolène Royal porte le changement", renchérit Dominique Strauss Kahn. Il montre du doigt le programme de "la démagogie" de Nicolas Sarkozy, "de l'injustice" et "du capital". Son "projet, c'est le bilan en pire".
"Quand on est la gauche, le choix est simple: on vote pour Ségolène Royal".
A cinq semaines du premier tour, Ségolène Royal invite les élus à se mobiliser "plus fortement" pour "conquérir la victoire". "La campagne sera victorieuse si nous le méritons, si nous y travaillons jusqu'au bout".
"C'est à nous, c'est à moi, de mériter avec vous chaque voix qui va venir dans l'urne".








